• Résumé : Georges Gordon Byron, sixième baron Byron, plus connu sous le nom de "Lord Byron" (1788-1824), reste pour beaucoup celui que non seulement son pays, l'Angleterre, mais l'Europe en entière considèrent, de son vivant et dans les années qui suivirent sa mort, comme l'incarnation même du génie poétique romantique. Révolté contre la politique et la société de son temps , épris de liberté, le "ténébreux égoïste" fut plus que cela : un homme de conviction, indépendant, sulfureux, facétieux, aimant les femmes et les hommes, adorateur de la Grèce et de l'Italie, sportif, cinglant, exubérant, toujours moderne, comme en témoignent des oeuvres telles que "Childe Harold" ou "Don Juan". Engagé dans la lutte pour l'indépendance de la Grèce, il mourut à Missolonghi à l'âge de trente-six ans.

    Mon attachement, voire mon admiration, pour Byron date de plusieurs années. Il est presque aussi ancien que mon intérêt pour l’Écosse, et à une origine tout aussi mystérieuse. Je n'ai pour être honnête, aucun souvenir de la première fois où j'ai entendu son nom. Mais il ne m'était pas inconnu, déjà au collège. Peut-être était-ce en même temps que ma découverte de Stoker et du romantisme. Paradoxalement, je n'avais jamais rien lu de concret sur lui (j'entends par là, une biographie. Je me suis toujours contentée de petits détails glanés à droite et à gauche), et je n'avais même jamais lu ses écrits. Mais le fait est là. Ce que j'en sais me fascine. Sa biographie ne m'a pas rebutée au contraire, je l'ai savourée. Et j'ai beaucoup ri - cela dit, certaines choses ne ferait peut-être rire que moi... et Byron :) .

    Parfois, je me dis que Byron et moi nous nous serions bien entendus - bien sûr, j'ignorais alors sa profonde misogynie mais ça reste un détail. J'avais seulement en tête son amour immodéré et passionné pour sa demi sœur Augusta, avec laquelle il a eut une fille.
    Qu'à cela ne tienne ! Je nous visualise assez bien tous les deux pendants les bals mondains de l'époque : appuyés chacun sur notre canne, observant les danseurs et tout deux incapables de nous joindre à eux. On aurait put s'occuper on nous racontant tous les ragots en ricanant.

    J'ai été assez surprise de me trouver nombre de passions communes avec ce poète, et je dois admettre que certaines de ses réflexions m'ont aussi parfois, traversées l'esprit. C'est peut-être ça, qui m'attire chez cette grande figure du romantisme.

    Byron a marqué son époque, il a été une référence pour nombre de ceux qui ont ajouté leur empreinte à la littérature du XIXe siècle. A la fois admiré et rejeté par ses pairs, je n'ai pas put me m'empêcher de penser que Byron a eut une vie assez solitaire malgré tout. Une vie marquée aussi par la mort successive de proches, d'amis, des malheurs qui lui ont inspiré ses poèmes et ont influencé sa manière d'appréhender le monde et la société qui l'entoure. Mais quelle vie passionnante ! Faite d'interdits, de rébellion, de passions interdites, de voyages, de prises de position, de douleurs aussi.

    Byron est un homme fascinant.
    Le poète maudit. Qui comme les plus talentueux, va connaître une fin tragique, une fin qu'il avait, on le découvre en lisant cette biographie, plus ou moins entrevue. Prince du Romantisme, mais aussi grand dépressif, il ne s'était jamais imaginé vieux, se savait destiné à mourir jeune, tout en ayant une peur viscérale de la Mort. Découvrir sa vie, c'est comprendre tous les fondements du Romantisme dont il a posé les jalons. Pour moi, il est l'image même du héros romantique.
    Sa vie pourrait être une roman.

    La lecture des biographies est souvent rebutante pour beaucoup, et sont souvent mises de côté, et pourtant, je ne saurais trop vous conseiller de vous plonger dans celle-ci. Lord Byron mérite d'être connu. Je le trouve trop absent...


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  • "Charles Dickens", par Jean-Pierre Ohl (biographie)Résumé éditeur : À douze ans, il colle des étiquettes sur des boîtes de cirage dans un entrepôt sordide au bord de la Tamise.  À vingt-quatre, il publie Pickwick et devient le romancier le plus célèbre de son temps.  Malgré cette ascension extraordinaire, Charles Dickens (1812-1870) n'oublia jamais "les temps difficiles" de sa jeunesse et lutta toute sa vie contre l'injustice.  Il fut la figure de proue de l'Angleterre victorienne, mais aussi son imprécateur: un homme complexe, fort et fragile, humble et orgueilleux, un révolutionnaire horrifié par la violence, un romancier populaire aux audaces inouïes.  Travailleur infatigable, il laisse une oeuvre immense où s'entremêlent grotesque et tragédie, dérision et engagement, onirisme et recherche formelle.  Il est le romancier par excellence, transmuant le réel, comme l'écrit Chesterton, en une "substance fluide et composée appelée Dickens".

    Je me plis à un véritable exercice littéraire : rendre compte de la lecture d'une biographie. Ce n'est pas simple, car ce n'est pas un roman et du coup, par où commencer ? J'ai choisi une biographie courte pour commencer, peut-être qu'un jour, j'en chercherais une plus détaillée, mais celle de Jean-Pierre Ohl m'a donné les éléments suffisants pour connaître Dickens avant de commencer à voyager pleinement dans ses romans.

    En ce qui me concerne, je connais des fragments de vie de certains auteurs, classiques ou non, mai je n'ai pas nécessairement lu leur oeuvres (pas encore).

    Je ne dirais pas que c'est indispensable pour moi de connaître un auteur avant de lire ce qu'il a écrit, mais disons qu'en général, je préfère, car, et c'est d'autant plus vrai pour les auteurs dits "classiques", leurs écrits sont souvent influencés par leurs vies, leurs idées politiques, le monde dans lequel ils vivent.

    Charles Dickens n'échappe pas à cette "règle", au contraire, il en est un exemple parfait.

    Né d'une famille modeste, il a très jeune connu le côté noir de la société de l'époque. Son père, sans cesse criblé de dettes, est emprisonné. C'est le jeune Charles, qui n'a même pas dix ans à l'époque, qui va aider, en travaillant dans un fabrique de lacets (il ne cessera d'ailleurs jamais d'éponger les dettes familiales, jusqu'à la mort de ses deux parents). Très jeune donc, il a arpenté les rues de Londres, fréquentés les petites gens. Et ce sont ces personnes qui sont surtout mises en avant dans ses livres.
    Très jeune, il aime les livres, il apprend à écrire... les années passants il comprend surtout l'influence que peuvent avoir ses écrits sur la société, qui se reconnait facilement dans ses personnages. Dickens dénonce, Dickens raconte la vraie vie des gens de Londres.
    Mais il reste un homme compliqué, très critique envers les autres, peut-être un peu envers lui-même aussi, mais il ne la supporte pas quand elle le vise directement.
    Je n'imaginais pas, malgré tout, une vie si triste, notamment sa vie amoureuse, qui fut tellement mise à mal. En dépit de tout cela, Charles Dickens est, et restera je pense, l'un des plus grand écrivains de son temps. Ou en tout cas, le plus populaire.
    Mais après lecture de sa biographie, après avoir vu ses critiques, fort juste de la société. Je me demande ce qu'il aurait pensé de notre monde actuel... je ne suis pas certaine qu'il l'apprécierait : comment ne pas sourire en le voyant se lever contre le surpeuplement de Londres et de l'Angleterre en général, comprenant que les Hommes allaient droit vers la disparition de nos ressources, matérielles et naturelles ?

    Oui, il l'aurait détestée, j'en suis certaine...


    Cette lecture ouvre le bal pour le Challenge Dickens, auquel je me suis inscrite !
    Descriptif du Challenge, organisé par le blog "Les livres de Camille" : ICI

    "Charles Dickens", par Jean-Pierre Ohl (biographie)

     


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