• Ce soir, c'est la "Burns Night" !

    La "Burns Night", qu'est-ce que c'est ?


    Ce soir, c'est la "Burns Night" !Le 25 janvier célèbre l’anniversaire de Robert Burns, poète du 18ième siècle, aussi surnommé "fils de l’Ecosse". La Burns Night est une sorte de fête nationale depuis deux siècles. Il existe tout un cérémonial qui reste encore d’actualité dans certains clubs mais qui s’est simplifié de beaucoup dans la majeure partie des foyers. Le haggis fait partie de ce cérémonial en tant que plat national, mais aussi à cause d’un poème de Robert Burns : Address to the haggis, souvent traduit par Ode au haggis.

    La fête est généralement traditionnelle, joyeuse, et nécessite une présence féminine, de l’humour et du whisky. Un maître de cérémonie, un orateur, un joueur de cornemuse officient. Chaque invité participe à un moment du repas en lisant un poème de Robert Burns, par exemple en chantant une chanson traditionnelle. Le dîner est strictement organisé : les pauses pour les participations sont clairement définies depuis deux siècles. Après le toast, l’entrée et quelques interruptions de chant et de poèmes, les convives portent un nouveau toast au haggis qui fait ensuite son entrée au son de la cornemuse. Les invités se lèvent et applaudissent leur plat. Un couteau est planté de manière symbolique dans la poche du haggis qui est ensuite ouverte et servie. Après le plat, il y a une pause pendant laquelle l’orateur discours sur l’Écosse et Robert Burns.

    Robert Burns (25 janvier 1759 - 21 juillet 1796)

    Ce soir, c'est la "Burns Night" !Fils de William Burns, jardinier et paysan, Robert ne reçoit qu'une instruction élémentaire : on le destine au travail de la terre. A Edimbourg, où il s'installe en 1786, il est d'ailleurs surnommé par les milieux intellectuels et bourgeois le 'poète-paysan '. Grâce à l'éditeur James Johnson, Burns fait publier entre 1787 et 1803 'The Scots Musical Museum', plus de cent-cinquante chansons populaires écossaises d'origines diverses qu'il a retravaillées. Entre 1793 et 1818 sont édités dans la 'Thomson' s Collection' les six volumes de 'A Select Collection Of Scottish Airs for the Voice'. Son oeuvre, inspirée de la vie à la campagne, de la nature et de la culture populaire et sa poésie d'une grande sensibilité contribuent à l'éclosion du romantisme anglo-saxon. Sa critique acide de l'Eglise calviniste et de l'aristocratie lui vaut par ailleurs de grandes inimitiés. En 1786, il publie 'Poems, Chiefly in the Scottish Dialect', son premier recueil de poèmes en écossais. Le succès de l'ouvrage et la mort de sa fiancée Mary Campbell le dissuade d'émigrer à la Jamaïque, comme il projetait de le faire. Il part pour Edimbourg. De retour, en 1788, il épouse Jean Armour, qui lui donne neuf enfants. Après des expériences malheureuses dans l'agriculture, il occupe un emploi dans l'administration des impôts. C'est à ce poste qu'il finira sa vie. Considéré comme le plus grand auteur en langue écossaise, il inspira la production de littérature dialectale dans d'autres pays d'Europe.

    Source : www.evene.fr

    Ce soir, c'est la "Burns Night" !

    Du coup, je me prépare un repas pour ce soir ! (voir la photographie de gauche).

    Au menu : du haggis bien sûr, un saumon d'Ecosse, cock-a-leekie (en train de mijouter). Pour l'occasion, je me suis offert une bouteille de whisky "Robert Burns", et j'aurais des shortbread en dessert. Tout ça en écoutant un peu de cornemuse.

    En revanche, cette année, je ne lirais pas le poème en l'honneur du haggis, en dialecte écossais (pas en gaëlique, qui est une langue à part entière), ni ne me plierais à tout le cérémonial (pas vraiment drôle en solitaire) :




    Fair fa' your honest, sonsie face,
    Great chieftain o the puddin'-race!
    Aboon them a' ye tak your place,
    Painch, tripe, or thairm:
    Weel are ye wordy of a grace
    As lang's my arm.

    The groaning trencher there ye fill,
    Your hurdies like a distant hill,
    Your pin wad help to mend a mill
    In time o need,
    While thro your pores the dews distil
    Like amber bead.

    His knife see rustic Labour dight,
    An cut you up wi ready slight,
    Trenching your gushing entrails bright,
    Like onie ditch;
    And then, O what a glorious sight,
    Warm-reekin, rich!

    Then, horn for horn, they stretch an strive:
    Deil tak the hindmost, on they drive,
    Till a' their weel-swall'd kytes belyve
    Are bent like drums;
    The auld Guidman, maist like to rive,
    'Bethankit' hums.

    Is there that owre his French ragout,
    Or olio that wad staw a sow,
    Or fricassee wad mak her spew
    Wi perfect sconner,
    Looks down wi sneering, scornfu view
    On sic a dinner?

    Poor devil! see him owre his trash,
    As feckless as a wither'd rash,
    His spindle shank a guid whip-lash,
    His nieve a nit:
    Thro bloody flood or field to dash,
    O how unfit!

    But mark the Rustic, haggis-fed,
    The trembling earth resounds his tread,
    Clap in his walie nieve a blade,
    He'll make it whissle;
    An legs an arms, an heads will sned,
    Like taps o thrissle.

    Ye Pow'rs, wha mak mankind your care,
    And dish them out their bill o fare,
    Auld Scotland wants nae skinking ware
    That jaups in luggies:
    But, if ye wish her gratefu prayer,
    Gie her a Haggis!


    Je vous souhaite à tous une bonne soirée !


  • Commentaires

    1
    Dimanche 10 Février 2013 à 14:53

    Bon bah, l'année prochaine on fête tout ça à plusieurs hein ?

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