• Union mortelle pour un vampire, de Kaylin MeiRésumé : Je m’appelle Andrew Weiss, et beaucoup me considèrent comme le vampire le plus arrogant sur Terre. Jusqu’à présent, je menais la parfaite vie d’acteur riche et célèbre.
    Mais William, notre perturbé roi, m’a ordonné d’abandonner mon métier et de me débarrasser d’Amanda, ma compagne fan de créatures des ténèbres. Pire que tout pour mon ego, une de mes semblables clame que je ne suis qu’un vampire d’opérette, un séducteur patenté !
    Le seul gars capable de m’aider à devenir plus monstrueux semble être Gordon Sheppard, un écrivain de romans d’horreur réputé pour sa misanthropie. Sauf qu’il n’est pas ce qu’il semble être. Quelqu’un veut sa peau et… la mienne.
    Pour couronner le tout, ai-je signalé que ma chère Amanda me harcèle pour devenir un vampire ? A croire qu’elle n’en a qu’après mon sang !
    Voilà une fin d’année qui s’annonce mortellement compliquée…


    C'est un peu par hasard que je me suis lancée dans cette publication des Éditions du Petit Caveau. L'esprit décalé qui se dégageait de sa présentation n'est pourtant pas ce qui m'attire ou premier abord quand je veux me lancer dans de la littérature vampirique. Mais bon, je suis toujours prête à découvrir de nouveaux styles. Quand j'ai dans les mains le premier roman d'un jeune auteur, j'essaie dans la mesure du possible de le lire et de le juger justement et d'être indulgente aussi pour ce que je pourrais percevoir comme des défauts.
    J'aime bien lire de nouvelles plumes.

    Allez, je me lance ! C'est un roman très court, une novella donc. L'exercice est par conséquent d'autant plus difficile, car il faut parvenir à captiver le lecteur
    sur un texte qui globalement, se lira plus vite, sans nuire à la qualité du récit. Et malheureusement, l'un des points noirs c'est que l'histoire est un peu trop longue à démarrer. J'ai été assez déçue par les quelques premières mais j'ai persévéré. Et je suis contente de l'avoir fait. 

    Union mortelle pour un vampire est plaisant à lire de par son écriture. Le style de Kailyn Mei est naturel et agréable, moderne par cette touche d’humour qui donne le ton du roman et se démarque d'une certaine façon dans la littérature du genre. C'est bien loin de ce que j'aime, moi qui me lasse assez vite lorsque l'humour envahit le récit, et pourtant... cette fois la recette a fonctionné ! Mais pourquoi ?
    Parce que son héros, Andrew est un cliché, un énorme cliché. Et avec horreur, il vient de s'en apercevoir. Kailyn Mei donne un grand coup dans l'image vampirique apparue il y a une quinzaine d'années et qui envahit tout : films, séries, littérature... tout le monde est visé, de Buffy à Twilight (et il y a matière pour celui-là). Et ça, j'aime, les critiques sont acerbes mais justes sans être non plus une complète parodie. Toute la nouvelle génération a une image biaisée de ce que devrait être un vampire et on retrouve partout les même scénari que je trouve lassant à la longue. Alors lorsque quelqu'un ose pointer l'incohérence et la niaiserie avec humour : j'achète.
    Et ce pauvre Andrew est l'archétype même de ce vampire de pacotille qui fait tant fantasmer. D'ailleurs sa groupie, ses groupies (hommes ou femmes) résument assez bien le phénomène actuel. On ne peut que sourire et se moquer.

    Le héros est un cliché oui, mais le roman lui, n'en est pas un.

    Andrew va lutter contre cette image qui lui colle à la peau et dont se moquent ouvertement et sans pincettes ses semblables, tous plus charismatiques les uns que les autres ou décalés à leurs manière. Mais ce sont des vampires, des vrais... eux. Progressivement, l'auteur remplace chaque mauvais points par ce que devrait être un vrai vampire. Et plus précisément, le vampire selon Kailyn Mei, qui impose ainsi sa propre mythologie.

    C'est là tout l'intérêt du récit pour moi. Les vampires de Kailyn Mei ne sont pas des clichés. Ils sont des prédateurs, violents et sanguinaires, et Andrew s'apercevant qu'il est sur la mauvaise voie, tente par tous les moyens de changer, d'être moins humain. Au fur et à mesure de la déconstruction d'Andew, mon intérêt pour l'histoire s'est transformé. Comme si l'intrigue évoluait en même temps que son personnage, elle devient plus intéressante, plus prenante et on se laisse embarquer, au point qu'on regrette d'être arriver au bout. C'est aussi un point négatif pour moi. Je pense que l'histoire aurait méritée d'être plus développée dans un récit plus long, car j'ai eut par moments l'impression que tout s'enchaînait trop vite.

    Malgré tout c'est une lecture très plaisante que je ne regrette pas. L'auteur a prouvé qu'elle pouvait jongler avec l'humour et le tragique, en passant par l'horreur, sans pourtant que la situation paraisse incongrue. Elle se démarque en mettant en avant non pas l'humaine (souvent un peu sotte) qui croise le vampire brun et ténébreux... mais justement ce vampire ténébreux aux allures d'Angel... que je préférerais voir en Angélus (et bien oui, je reste une fan de la première heure de Buffy malgré tout, on ne se refait pas). J'en suis venue à souhaiter une continuité pour un roman que j'ai pourtant eut du mal à commencer...

    A voir donc pour la suite !

    P.S : Merci à Kailyn Mei pour la référence à Doctor Who. Maintenant je n'arrête pas d'imaginer Matt Smith en vampire :D Cette scène a été la plus drôle pour moi.


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  • Éditions du Petit Caveau
    Collection : Sang d'âme

    REMARQUE : L’auteur reverse l’intégralité des droits d’auteur gagnés sur la vente de ce roman à la SPA.

    Résumé :

    Transylvanie, fin du dix-neuvième siècle. Traqué sans relâche, Dracula, le Prince des Vampires, dépositaire du sang de l’immortalité, craint pour l’avenir de sa race. La seule solution, pour assurer une pérennité certaine aux siens, serait d’engendrer un héritier de son propre sang. Mais pour cela, il lui faut d’abord trouver une humaine capable de porter en son sein l’enfant d’un non-vivant…

    En France, Marie Iscariel, dame de compagnie d’une riche héritière, fait le même étrange cauchemar depuis son enfance : un rêve effrayant où il n’est question que de peur et de mort.
    Entraînée au cœur d’un monde inconnu, la jeune femme va découvrir que l’amour et le sang peuvent parfois s’unir pour créer une étrange destinée…

    Je me faisais une joie de me plonger dans une autre publication des Editions du Petit Caveau, d’autant plus que j’avais un réel intérêt pour l’histoire, qui me semblait intéressante. Mais quelle déception !

    Vous m’excuserez d’avance de raconter dans cette chronique l’intégralité de l’histoire – à l’exception peut-être de certaines subtilités – mais voilà… c’était nécessaire pour comprendre ce qui pour moi est carrément dérangeant dans ce roman.

    Je peux comprendre que ce soit une novella (plus longue qu’une nouvelle, plus courte qu’un roman) et que donc, il faut aller directement à l’essentiel sans aller trop vite en même temps. Ce qui n’est pas un exercice facile, mais ce n’est pas non plus ce que je reproche à De notre sang.
    Non, ce qui m’a déplu, c’est le scénario.
    Ce qui pour un roman, est embarrassant.
    On tombe trop vite dans la facilité pour expliquer les choses ou pour se sortir d’une situation, ce qui en fin de compte, rend la quête du célèbre comte, très peu crédible. Je m’explique…

    Dracula (passons le fait que ce nom ait été inventé par Bram Stoker) (et qu’il était en réalité relativement petit, en taille), cherche donc une femme avec laquelle il pourra engendrer un héritier. Là où l’affaire se corse, c’est que ce ne sera possible, d’après une sorte de « prophète », uniquement si la femme est une descendante de Judas Iscariote (celui qui dans la Bible, a trahit Jésus). L’idée me direz-vous, est pour le moins original.
    Malgré la toile de fond très « religieuse » qui m’a un peu fait tiquer, je me suis dit qu’il y avait là, une idée intéressante à creuser. Oui mais… soudainement, la crédibilité du récit en prend un coup.

    Car, coup de chance ! Après 2000 ans, il n’y a plus qu’un seul et unique descendant (merci aux archives du Vatican), qui se trouve, bien sûr… être une femme ! Du nom, original, de Marie Iscariel.
    Formidable, non ? Sans doute… mais carrément impossible d’un point de vue généalogique. Bon, admettons… on va se dire qu’il faut aller vite et donc, accepter ce raccourci.
    Ce qui fait que la recherche de Dracula se simplifie à l’extrême, malgré quelques personnages secondaires, un peu chasseurs de vampires, dont on va vaguement parler avant qu’ils ne soient totalement oubliés.

    De fait, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il s’empare de la demoiselle et la séquestre.
    A partir de là, c’est la romance censée se trouver dans l’histoire, qui en prend un coup.
    Où sont les sentiments là-dedans ? Je me le demande encore ! Il est infect avec elle. C’est un homme d’une extrême froideur (bon, il est mort en même temps) et violent. Elle ne la considère que comme une couveuse, et malheureusement, il n’en a qu’une. Ce qui l’intéresse c’est obtenir un héritier, et il ne pense même pas à garder la mère ensuite. C’est donc suite à des viols successifs qu’il va parvenir à ses fins. Elle est enfin enceinte.
    Mais après un accès de colère, il l’a frappe violemment, elle perd donc cet enfant à la suite des coups.
    Ce qui m’a fait frémir, c’est qu’elle fini par lui pardonner, juste après, en moins d’un chapitre. Parce qu’à un moment étrange, peu de temps après la fausse-couche, elle éprouve des sentiments pour lui (syndrome de Stockholm sans doute), comprenant qu’il a un côté tendre (en cherchant bien) et protecteur. Qu'il est capable de sentiments, puisqu'il regrette sincèrement son geste et ses conséquences (c'est vrai, oublions aussi qu'il avait été conçu dans la violence en plus). Très vite elle a donc un deuxième enfant, l’enfant de l’amour… qui naîtra la veille de Noël…

    C'est plus que dérangeant comme évolution des sentiments. J’ai vraiment du mal à y trouver une quelconque romance, car même si l’amour surgit à la fin… j’en suis toujours à me demander comment ça aura pu être possible.

    Pour résumer, l’idée qui est à l’origine du récit est originale, et j’irais même jusqu’à dire que mise à part les parallèles bibliques qu’on repère un peu partout dans le roman, et la « facilité généalogique », l’histoire donne envie. Ça aurait même été intéressant de développer l’idée pour un format plus grand, plus détaillé, pour ne pas devoir aller trop rapidement vers la facilité.
    Cette partie, même si je n’adhère pas trop dès qu’on part dans des allusions chrétiennes, ça passe. Mais pour la suite… non vraiment, ce n’est vraiment pas possible.

    Marie pense un moment à la mort pour échapper à son bourreau… je vais être honnête, je pense qu’il aurait mieux valu, ça aurait eut plus de logique… quitte à faire de Dracula un être cruel, autant assumer jusqu’au bout.

    J’aime la littérature fantastique, davantage quand il est question de vampirisme mais là… la magie n’a pas opéré. Désolée…

     


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  • A l'ombre des falaises, de Chloé BourdonÉditions du Petit Caveau
    Collection : Sang d'âme

    Résumé : Nous sommes en 1901, dans un petit village des Cornouailles. Elisabeth vient de perdre son père et accepte difficilement la froideur de sa mère.

    L’été où elle quitte l’enfance, elle comprend que derrière les apparences d’une petite bourgeoisie provinciale obsédée par la peur du scandale, se dissimulent des drames insoupçonnables, et des monstres qui rôdent, les soirs de pleine lune, dans l’ombre des falaises.

    Deuxième lecture pour moi, d'une oeuvre publiée chez les éditions du Petit Caveau. J'ai décidé de poursuivre avec une histoire courte (onze petits chapitres), "A l"ombre des falaises", le premier roman de Chloé Bourdon. Je n'ai pas été déçue par le voyage, j'y ai trouvé (ou plutôt retrouvé) ce que je cherchais. Chloé Bourdon a même réussi à me surprendre, ce qui n'est plus si courant.

    La plume de l'auteur m'a immédiatement séduite, j'y ai retrouvé la noirceur et la mélancolie de certains livres romantiques du XIXe siècle que j'aime particulièrement.

    Nous sommes en 1901, le XIXe siècle vient justement de s'achever et l'histoire se passe en Angleterre, plus précisément à Birdcliff en Cornouailles, un petit village tranquille non loin de la mer.
    C'est ici que vit la jeune Elisabeth qui a treize ans quand on la rencontre.
    Elle perd brutalement son père et se retrouve seule face à une mère stricte et froide, qui l'ignore et l'infantilise comme si elle refusait de voir que sa fille grandi. Elisabeth peine donc à trouver sa véritable place dans le monde aristocratique dont elle est issue.

    Sa vie prend une tournure inattendue lorsque Lord Osborne revient après plusieurs années d'absence avec son fils, un métis du nom de Christopher. Ils s'installent dans son ancienne demeure, devenant les voisins de la famille d'Elisabeth. Un retour qui semble déranger sa mère et les autres nobles de la région.

    Elisabeth n'est plus une enfant, elle devient une adolescente d'une maturité surprenante pour son âge. Son corps change, elle a quatorze ans. Mais il y a quelque chose chez elle de plus mystérieux. Elle se sent oppressée par un secret familial qu'elle va peu à peu déterrer, et irrésistiblement attirée par le séduisant Chris Osborne, son aîné de quelques années sur lequel courts des rumeurs dérangeantes pour la société de l'époque.
    Un lien hors norme, intense et presque effrayant va les attirer l'un vers l'autre, de manière presque anormale, dangereuse et à la limite de l'immoralité.

    Christopher Osborne est un jeune aristocrate autour duquel flotte un parfum de scandale parfaitement assumé, il a le goût de l'interdit et respire la liberté et l'exotisme. J'ai vu en lui le fantôme d'Oscar Wilde ou Lord Byron, si décriés à leur époque pour leur vie scandaleuse et pourtant adulés et admirés par leurs pairs. Il en va de même pour le jeune Osborne, qui dérange mais fait rêver.

    Le mystère qui entoure le jeune homme, sa façon d'être en se moquant des on-dits de la société bienpensante va attirer la jeune Elisabeth comme un aimant, de manière presque hypnotique, et elle va se sentir enfin femme, et non petite-fille à ses côtés. Leur histoire va s'écrire dans le sang, elle n'est qu'un des piliers du roman.
    Des meurtres sanglants sont commis, et les changements brutaux qui vont avoir lieu dans la vie d'Elisabeth vont l'effrayer. Elle se sait différente, et elle cherche à comprendre. Comprendre pourquoi sa mère la rejette et ce qu'elle lui cache, et qui est réellement Lord Osborne.
    Tout ça, je l'ai découvert pas à pas, avec Elisabeth. Et j'ai compris que les secrets en apparence anodins, en cachaient de plus terribles. Pendant un instant, j'ai pensé au Dracula de Bram Stoker - dont Chris offre d'ailleurs un exemplaire à Elisabeth - et au couple formé par Mina Harker et Dracula. Un amour inconsidéré et destructeur qui entraîne invariablement vers la fin.

    L'attirance qu'éprouve Chris et Elisabeth l'un pour l'autre frôle l'indécence et donne un grand coup dans le politiquement correct, surtout vis à vis du jeune âge d'Elisabeth.
    Mais quel est réellement le lien qui les unis ? On ressent l'aspect anormal de cette attirance, peut-être aussi parce qu'elle est dérangeante. J'ai moi même été choquée par certaines révélations.
    Néanmoins, l'histoire est addictive, prit d'une certaine fascination morbide, on continue, on veut lire encore et encore. Cette passion fusionnelle est dévorante... Elisabeth, en voulant découvrir les secrets de sa famille, va invariablement sceller son destin, jusqu'à devenir cet être éternel qui nous raconte son histoire, écrite dans le sang et dans les larmes.

    Je n'en ai pas perdu une miette, jusqu'à la fin. Une fin étonnante, presque frustrante mais tellement juste, en accord parfait avec le reste du récit.

    Pour finir, je pourrais dire que c'est une histoire destinée à des lecteurs avertis, la noirceur du texte et certaines scènes flirtant dangereusement avec l'immoralité pourrait déranger. Mais il n'y a jamais rien de vulgaire, tout est parfaitement assumé par Chloé Bourdon et décrit avec justesse, donnant au final une oeuvre qui pourrait rivaliser selon moi avec les textes romantiques du XIXe siècle. Le thème vampirique classique est parfaitement maîtrisé.
    Le Romantisme est un genre littéraire propre au XIXe siècle et pourtant, en lisant des textes comme celui-ci je suis tentée d'y appliquer ce terme. Dans ce cas précis, je parlerais même de "Romantisme noir".
    Le sujet pourrait sans doute en choquer quelques uns mais je serais mal placée pour le déconseillé à un âge en particulier, ayant lu certains des romans d'Edgar Allan Poe à dix ans et Dracula à treize ans.
    A découvrir et à dévorer sans aucune modération.
    Je suis prête à lire d'autres livres de cette auteur s'ils ressemblent à celui-ci.

    Merci à Chloé Bourdon d'avoir ressuscité les vrais vampires, ceux qui vous séduisent et vous dévorent.
    Les lecteurs d'aujourd'hui semblent bien souvent les avoir oubliés.

     

     


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    "Clio Kelly et l'éveil de la gardienne" - d'Angélique Ferreira -

    Editions du Petit Caveau
    Collection : Sang d'ailleurs

    Résumé : Clio Kelly 22 ans est journaliste au journal de l’Opéra, alors que la vie a Paris est d’un calme Olympien, une série de meurtre dévaste le Gévaudan. Ceux-ci sont la réplique exacte de meurtres commis de 1764 à 1767. Envoyé sur place en compagnie de son partenaire Morgan Chevalier les meurtres seront de plus en plus sanglants et terrible. Commence alors une course contre la montre pour arrêté l’homme ou la créature qui se dissimule derrière ses meurtres.

    Lu spécifiquement pour la deuxième manche des "Jeux Livresques", je vais vous présenter "Clio Kelly et l'éveil de la gardienne", d'Angélique Ferreira. Et pour tout vous dire, il n'est pas à moi celui-là, mais à ma sœur qui m'a dit que justement, un personnage y portait mon prénom. Avant de conclure ce deuxième jeu livresque en parlant du personnage d'Anaïs (oui, c'est mon prénom), je vais parler de ma lecture et de ce livre.

    Édité par "Le Petit Caveau", ce livre est le premier tome d'une série. C'est un tout petit roman qui se lit bien et vite, un peu trop vite à mon goût, les évènements s'enchaînent très logiquement c'est vrai, sans lenteur inappropriée... mais trop vite malgré tout. Certaines choses aurait méritées qu'on s'y arrête un peu plus (mais je reviendrais dessus). En tout cas, le thème lui, est assez original pour me plaire - parce que j'ai horreur de la sensation de "déjà lu" - et du coup, j'ai aussi compris pourquoi ma sœur tenait à se le procurer, il associe brillamment deux sujets qu'elle aime par dessus tout : la Bête du Gévaudan et la mythologie grecque. Elle et moi lisons beaucoup, et bien sûr, on parle aussi de nos centres d'intérêts respectifs, ce qui fait que sur ces deux sujets précisément, je suis (presque) aussi calée qu'elle.

    Je tenais d'ailleurs à féliciter l'auteur pour avoir avec justesse réussi à mêler ces deux thèmes pourtant si éloignés l'un de l'autre, d'autant qu'on lui reconnait tout de suite de véritables recherches sur l'histoire de la Bête (ma sœur à tous les livres traitant du sujet, dont celui de Michel Louis - qui est cité - et pour certains d'entre eux m'en a fait des lectures ou des comptes-rendus, s'en est parfois suivi de longs débats de plusieurs heures sur la nature véritable de cette Bête... oulà, je m'égare moi...).

    Mais comme je le disais au début, je regrette la petitesse du roman, j'aurais aimé une intrigue plus longue, plus développée, davantage de suspens. Autant en ce qui concerne la Gardienne (Mon pseudo, en partie !!) que le déroulement de l'enquête menée sur ces étranges meurtres survenus en Gévaudan. En revanche, j'ai apprécié ce lien invisible entre Clio et Morgan, qui sans qu'aucun des deux ne se souvienne, se sont connus dans leur vie précédente. Malgré leur amnésie (provisoire à n'en pas douter), ils sont attirés l'un vers l'autre, des âmes sœurs en somme, avec aussi un côté "Roméo et Juliette". Mais leur vie présente risque d'être aussi compliquée que leur passé. A voir dans le prochain tome...

    On comprend très vite que deux religions principales sont mises en avant concernant les personnages principaux : les christianisme avec ses archanges, et les divinités grecques. Les uns comme les autres se sont réincarnés parmi les mortels, comme Clio.

    Clio est donc réellement la Muse de l'Histoire - et ne fait pas qu'en porter le nom - et c'est le dieu Hermès, son frère, qui sous la forme d'un renard veille sur elle, d'autant plus qu'elle ne se souvient pas vraiment de sa vie en tant que déesse.

    L'idée, fort sympathique, amusante et originale de cette réincarnations des dieux grecs, me poussera sans aucun doute à lire la suite. Et puis, je veux savoir ce qu'il adviendra de Clio et Morgan, qui lui aussi a été quelqu'un d'autre, mais je ne dévoilerais pas tout.

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    La lecture de ce livre m'a permis de jouer au "Jeux Livresque" de la semaine

     
    Jeux Livresques 2 : "Clio Kelly et l'éveil de la gardienne" - d'Angélique Ferreira -

    Semaine 2 : votre prénom dans un livre

    Vous l’avez déjà rencontré ? Alors prenez en photo une page du livre où on retrouve votre prénom ou votre pseudo. A défaut de l’avoir rencontré, essayez de trouver un livre où un personnage s’appelle comme vous. Une petite présentation du personnage en bonus, ça peut-être amusant !

    *** *** *** *** ***

    Alors parlons du personnage d'Anaïs. Alors oui, c'est chouette de voir son prénom dans un roman (et ça fait assez bizarre aussi) mais... j'aurais préféré un autre genre de personnage. Et bien oui, comprenez moi, j'étais contente de rencontrer une petite serveuse rigolote et à première vue un peu timide... mais elle s'est avéré être une véritable psychopathe, légèrement meurtrière sur les bords...

    "Clio Kelly et l'éveil de la gardienne" - d'Angélique Ferreira -

    Mais ce qu'il y a de bien avec ce roman, c'est que j'y retrouve mon prénom et mon pseudo !

     


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