• La librairie des ombres, de Mikkel Birkegard

    Résumé : Nichée au coeur de Copenhague se trouve une vieille librairie au nom italien: Libri di Luca.
    Son propriétaire, Luca Campelli, vient de mourir de manière très abrupte et pour le moins... étrange. C'est Jon, son fils, avec qui il a rompu tout contact depuis 20 ans, qui hérite du magasin. Entraîné malgré lui dans l'histoire familiale, Jon découvre bientôt que cette librairie renferme un secret fabuleux. Son père était en fait à la tête d'une société de "lettore", des personnes dotées d'un pouvoir exceptionnel leur permettant d'influencer la lecture des autres, de créer des mondes merveilleux, de donner naissance à des histoires extraordinaires... mais aussi de manipuler jusqu'au meurtre. Plus Jon avance dans ses recherches, plus il se persuade que la mort de son père n'a rien de naturel. Dissimule-t-elle une lutte de pouvoirs au sein de cette société secrète? Y a-t-il un traître parmi ses membres? Quelqu'un cherche-t-il à s'emparer de leur don incroyable? Afin de rassembler les morceaux épars de son passé et retrouver les assassins de son père, Jon se lance dans une quête acharnée qui va se révéler risquée...
    Et si Luca l'avait volontairement écarté de cette société aussi mystérieuse qu'inquiétante, où les livres ont le pouvoir de changer le cours de la vie ?


    J’ai dut relire ce livre (lu il y a quelques années) avant d’écrire cette chronique, car je dois avouée que j’en avais complètement oublié la fin – ainsi que quelques éléments au milieu.
    Comment, lorsqu'on aime la lecture, peut-on vraiment résister à la couverture de ce livre, à ce livre, et à cette accroche : « Et si la lecture pouvait tuer ? » Intrigant, non ?
    Et tout commence par un crime.

    Le lecteur à la mort mystérieuse de Luca Campelli, dans sa librairie de livres anciens qui porte son nom : « Libri di Luca ».  Ce qui est est étrange, c'est que je me suis plus attachée à ce personnage, dont on découvre la vie après sa mort, à travers les découvertes de son fils, qu'à son fils lui-même, qui est pourtant le "héros" de ce roman.
    Luca Campelli était en effet un grand amoureux des livres et de sa bibliothèque, qui était aussi un homme important et respecter au sein d’un groupe mystérieux, celui des lettore. Ces personnes qui se divisent entre les émetteurs qui lisent à haute voix et les récepteurs qui « entendent » les textes lus silencieusement par d’autres, ont le pouvoir d’influencer et de lire les pensées des lecteurs lorsqu'ils se mettent à lire. Parmi ces lettore, deux clans s’affrontent : ceux qui poussent les personnes lambda à aimer la lecture, et ceux qui préfèrent utiliser leurs pouvoirs a mauvais escient.
    Car oui, comme l'indique l'accroche, ils peuvent avoir du pouvoir et de l'influence sur les lecteurs... jusqu'à les tuer. Comment ça "tirer par les cheveux" ? Pas tant que ça... sauf jusqu'à ce moment où on découvre que certains n'ont qu'un but : dominer le monde.

    L’idée de départ est intéressante, mais certains faits restent flous. Certains enchaînements d'évènements ou rebondissements sont tirés par les cheveux ou peu justifiés. Quand à l'aspect "domination du monde", ça donne un côté très cliché à un roman qui ne l'est pourtant pas et pourtant, il y a certaines choses qui m'ont dérangée, comme cette idée que contrôler la lecture permettrait de contrôler le monde, ou que les passionnés de les livres anciens ne seraient incapables de se servir de l’informatique. Je trouve que c'est pousser le bouchon un peu loin. Et quand on commence la lecture, on ne s'attend pas à une évolution aussi "étrange" dans le récit : je vous laisse découvrir le final, car lui aussi m'a laissée perplexe. A la fois flou dans son utilité première et trop rapidement achevé, sans compter son déroulement un peu improbable.

    Les personnages principaux, qui vont apporter la petite touche de romance - juste ce qu'il faut - à ce polar pourraient être plus attachants s'ils étaient mieux développés. A travers le couple on retrouve un schéma somme toute classique : celui qui entre dans un univers qui lui était jusque là inconnu, et celle qui va l'y guider, car elle est une des meilleures des lettore. Katherina mériterait tout de suite plus d'attention, car elle a un passif suffisamment intéressant pour servir au mieux le récit. Mais là encore, j'ai trouvé qu'elle n'était pas employée à sa juste valeur.

    Autant je me suis laissée entraîner assez vite par le côté mystérieux du roman, l'idée est géniale, autant les derniers chapitres et son épilogue m'ont laissé déçue, car ça n'était pas vraiment à la hauteur de ce qui m'avait captivée au départ. 

    Le livre reste une bonne découverte, je ne regrette pas l'achat ni la lecture. Ou cette relecture d'ailleurs, mais le fait que j'avais oublié la chute du roman s'explique peut-être par le fait qu'elle ne m'a pas convaincue. Elle est trop improbable, même pour un thriller qui dès le départ, ne cache pas sa petite touche fantastique.

    Je garde néanmoins en tête qu'il s'agit là du premier roman de l'auteur danois Mikkel Birkegard. Je pardonne donc la construction parfois un peu bancale du récit. Je tenterais sans doute la lecture de son second roman, Dans le livre des rêves, car il a tout de même réussit à me captiver.

     

     


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