• Aujourd'hui, j'ai mon propre "chez moi", dans une ville, mais je n'ai pas renoncé aux chats, je suis partie en emmenant deux chatons. Ils sont devenus "chats des villes" après être nés "chats des champs", et se sont avérés être de merveilleux colocataires. Le mâle, Chardon est très proche de moi, il me suit partout : il monte sur la table et me surveille quand je fais la vaisselle, descend sur une chaise quand je dois cuisiner, parfois même il grimpe sur le lavabo pour me regarder en train de me maquiller... mais il disparait dès qu'un inconnu approche... la femelle, Tonks (mais je ne l’appelle plus comme ça), est caractérielle - gare à celui qui va contrarier Mademoiselle - entre nous parfois je l’appelle Miss Jekyll... et je salue Miss Hyde lorsqu'elle se montre ! Si j'avais su quand elle était chaton ce qu'elle deviendrait alors... Mais le soir, si je veille trop tard, elle sait me faire comprendre qu'il est temps d'aller me coucher ! Elle miaule et se frotte contre moi, puis me montre le chemin de la chambre (au cas où je l'aurais oublié). Enfin, c'est toujours elle qui se met sur mes genoux, quand je commence à lire un roman... elle me fait penser, à sa façon, à l'un des chats de Dickens, qui éteignait la chandelle le soir.

    Mes deux chatons              Mes deux chatons

    Chardon quand il était (tout) petit, comment ne pas craquer devant cette petite bestiole ?
    Et Tonks (Choupette), la deuxième petite boule de poil.
    Et les années passent...

    Mes deux chatons  Mes deux chatons

    Six ans déjà, qu'ils sont avec moi.
    Mes deux chatons


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  • J'ai toujours été entourée de chats. Depuis mes deux ans, j'ai connu plus d'une centaine de félins dont plusieurs n'ont fait que passer dans la maison, les chats ont leur indépendance et quand on vit à la campagne, on n'imagine pas les emprisonner et aller contre leur nature... d'innombrables chatons ont vu le jour chez moi, à tous, j'ai eut à cœur de trouver un foyer... les indésirables, sont restés à mes côtés, le temps qu'ils ont voulu. Tous étaient au départ, des chats errants qui, je ne sais pourquoi, ont trouvé agréable de s'installer autour de notre maison. Les descendants de certains sont encore là, et j'ai des nouvelles de quelques autres, par les personne à qui je les ai confiés.

    Dans ma maison "à la campagne", qui est encore celle de mes parents, au milieu de tous les autres animaux : deux chiennes, un poney, des paons, une basse-cour, un lapin... vivent en semi-liberté neuf chats. La dixième, devenue "Mama" était née chez nous, comme sa mère avant elle, et elle est partie dans son sommeil après quatorze ans en notre compagnie...

    Les jours d'affluence, ça donne ce qu'il y a sur la photo.



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  • Les écrivains et les chatsSi selon l’expression « le chien est le meilleur ami de l’homme », j’ai souvent constaté que le chat pourrait être considéré comme « le meilleur ami de l’écrivain ». Car derrière toutes les plumes célèbres, en cherchant bien, on retrouve un petit félin qui se ballade entre les livres et les manuscrits, restant près d’eux au cours de longue nuit d’écriture par leur présence discrète.

    Pour nombre d’artistes, ce petit compagnon fut une source d’inspiration. Innombrables sont les écrivains vouant une passion aux chats tels : Balzac, Baudelaire, Buffon, Carroll, Céline, Champfleury, Chateaubriand, Claudel, Colette, Dickens, Gautier, Giono, Hemingway, Hérodote, Hue, Hugo, Kipling, La Fontaine, Lovecraft, Mallarmé, Malraux, Maupassant, Perrault, Poe, Wells… Tous étaient fascinés par le chat, admiratifs de sa beauté, son élégance et son mystère. Sans doute son calme, sa douceur, son indépendance et son indifférence feinte, en ont fait un compagnon idéal pour les poètes et les écrivains.

    Guy de Maupassant écrivit dans "Sur les chats" une chose très vraie et toujours d'actualité : "Il circule comme il lui plaît, visite son domaine à son gré, peut se coucher dans tous les lits, tout voir et tout entendre, connaître tous les secrets, toutes les habitudes ou toutes les hontes de la maison. Il est chez lui partout, pouvant entrer partout, l'animal qui passe sans bruit, le silencieux rôdeur, le promeneur nocturne des murs creux." Il a fondé avec Alexandre Dumas une ligue pour la défense des félins.

    De fait, plusieurs d’entre eux citèrent leur compagnon dans leurs écrits… le chat entrant parfois à son tour dans la notoriété, et on en retint même les noms. Voici quelques uns de mes exemples préférés…

    Les écrivains français...

    Chateaubriand (1768-1848) vécut entouré de chats. Il revint d'un séjour au Vatican avec Micetto, le chat du Pape Léon XII, qui lui confia avant de mourir. Dans "Les mémoires d'Outre-tombe", Chateaubriand écrit qu'il "cherche à faire oublier [à Micetto] l'exil, la chapelle Sixtine et le soleil de la coupole de Michel-Ange sur laquelle il se promenait, loin de la terre..."

    Théophile Gautier eut pour compagnon Madame Théophile, Sérapita, Eponine. Ils disait d'eux : "Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave."

    Stéphane Mallarmé avait pour compagnon félin, une chatte noire Lilith. Il a dit : « Je pense que le chat est nécessaire à un intérieur. Il le complète. C’est lui qui polit les meubles, en arrondit les angles, lui qui donne à l’appartement du mystérieux. Il est bien le dernier bibelot, le couronnement suprême».

    Les écrivains et les chatsPierre Loti (photo à droite) aimait lui aussi les chats et en avait autour de lui, parmi eux « Moumoutte Blanche », « Moumoutte Chinoise », « M. Souris dit La Suprématie », « Ratonne », « Belaud », il leur avait fait faire des cartes de visite gravées à leur nom.

    Joachim du Bellay avait« Belaud », Montaigne « Madame Vanity », Victor Hugo « Chanoine » et « Mouche », pour  Alexandre Dumas c'était « Le Docteur », « Mysouff I » et « Mysouff II », George Sand partageait son quotidien avec « Minou », et Colette (photo en haut à gauche), passionnée par les chats chartreux avait « Kiki la Doucette », « Toune » et « Minionne ».

    Et à l'étranger...

    Lord Byron avait « Beppo », Charlotte et Emily Brontë « Tiger », Walter Scott « Hinse », Edgar Poe « Catarina », Dickens « Williamina », Mark Twain « Zoroaster », Lovecraft « Nigger Man », H. G. Wells (« Mr Peter Wells »)...

    Les écrivains et les chatsDans le jardin de sa maison de Key West en Floride, Ernest Hemingway (photos à droite et à gauche) hébergeait un peu moins d'une centaine de chats dont environ la moitié étaient polydactyles (c'est à dire qu'ils possédaient aux pattes, des "doigts" supplémentaires). Cette passion pour ces chats particuliers lui est venue après avoir reçu un chat à six doigts, offert par le capitaine d'un bateau. En anglais, le mot "Hemingway cat" ou "Hemingway" est devenu un mot d'argot pour désigner les polydactyles.

    Les écrivains et les chatsDepuis la mort d'Ernest Hemingway en 1961, sa maison est un musée et le jardin un abri pour les descendants de ses chats. Il en reste encore une soixantaine dont une trentaine de polydactyles. Au milieu de tous ces félins se trouvaient « Dillinger », « Furhouse », « Crazy Christian » et "SnowBall.

    Il a écrit à propos des chats : "Le chat est d'une honnêteté absolue : les êtres humains cachent, pour une raison ou une autre, leurs sentiments. Les chats non."

     Les écrivains et les chatsWinston Churchill (à gauche) a dit un jour : "Les chiens vous regardent tous avec  vénération. Les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux", son chat à lui s'appelait Nelson.

     

     

     

     

     

     

     

     

    Quelques jolies photos ou gravures... avec dans l'ordre...

    Les écrivains et les chatsLes écrivains et les chats

    Les écrivains et les chats

     
     

     

     

     

     

    Jacques Prévert, Stephen King, Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre, Walter Scott et Edgar Allan Poe.

    Les écrivains et les chatsLes écrivains et les chats Les écrivains et les chats
    Pour ma part, à défaut d'être écrivain (je n'écris que pour moi-même),  j'ai toujours été entourée de chats. Depuis mes deux ans, j'ai connu plus d'une centaine de félins dont plusieurs n'ont fait que passer dans la maison, les chats ont leur indépendance et quand on vit à la campagne, on n'imagine pas les emprisonner et aller contre leur nature... d'innombrables chatons ont vu le jour chez moi, à tous, j'ai eut à cœur de trouver un foyer... les indésirables, sont restés à mes côtés, le temps qu'ils ont voulu. Tous étaient au départ, des chats errants qui, je ne sais pourquoi, ont trouvé agréable de s'installer autour de notre maison. Les descendants de certains sont encore là, et j'ai des nouvelles de quelques autres, par les personne à qui je les ai confiés.

    L'un de ceux qui vivent avec moi dans mon appartement me fait penser, à sa façon, à l'un des chats de Dickens, car elle fait toujours en sorte que je ne me couche pas trop tard. Elle me rappelle à l'ordre.

    Les écrivains et les chatsEn effet, il se dit que qu'un soir, alors que Dickens (à gauche), lisait à sa table en compagnie de son chat, la bougie s'éteignit soudain. "Mon père, écrit sa fille,  ralluma la bougie, caressa le chat qui le regardait avec un air pathétique, et poursuivit sa lecture. Quelques minutes plus tard, alors que la lumière semblait baisser, il leva les yeux à temps pour voir le chat éteindre délibérément la chandelle d'un coup de patte, avant de lui lancer un regard implorant... et le chat reçut les caresses qu'il désirait tant."

    La fille de Dickens, Mamie, décrivit deux des chats de son père dans un livre de souvenirs intitulé "Mon père tel que je m'en souviens." Ces anecdotes montrent à quel point l'écrivain avait un faible pour les félins. "L'un d'entre eux était un chat blanc du nom de William, rebaptisé Williamine, après qu'il eut donné naissance à une portée de chatons : Williamine devint la préférée de tous et montrait une dévotion particulière à mon père. Je me souviens du jour où elle nous présenta ses chatons. Elle sélectionna un coin du bureau de mon père pour les y installés, puis les apporta un par un, depuis la cuisine, et les déposa dans le coin choisi."

    Dickens demanda que l'on déplace les chatons, ce qui fut fait, mais la chatte les rapporta un par un dans le bureau. L'opération fut renouvelée, en vain. A la troisième tentative, "au lieu de mettre les chatons dans le coin de la pièce, elle les plaça aux pieds de mon père, puis s'installa et lui lança un regard si implorant qu'il ne put résister et les autorisa à rester." L'un des chatons de Williamine fut baptisé par les domestiques le "chat du maître", en raison de son attachement à Dickens. Il se tenait toujours près du romancier quand celui-ci écrivait.

    Ah ! Que deviendrions-nous sans les chats ?


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