• Secret de lune 1 - Croissant de Lune, d'Angélique Ferreira.

    Secret de lune 1 - Croissant de Lune, d'Angélique Ferreira.Résumé : « J’ai pitié de vous, Nicolas. Vous n’êtes pas heureux et ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Un père qui a honte de votre orientation et de vos choix de carrière, une sœur qui se plaît à vous faire passer pour un idiot, et personne sur qui réellement compter. »

    Lorsque les routes de Nicolas Valentin Pontault et d’Iris Sélène Black se croisent, ce n’est pas l’amour qui les unit. Au contraire !
    Le premier n’est qu’un jeune homme ordinaire : photographe, modèle et professeur de théâtre à Lyon, son univers bascule le jour où il perd son travail. Déterminé à ne pas se laisser abattre, il décide de saisir cette occasion pour reprendre ses études.
    La seconde est une jeune bibliothécaire qui tente tant bien que mal d’échapper au clan de sorcières dont elle est l’une des héritières. Traitée comme une pestiférée par les siens, Iris est fermement décidée à ne pas les laisser contrôler sa vie.
    Malgré ces différences, lorsque Nicolas est transformé en loup, c'est auprès de la jeune femme qu'il trouve réconfort et protection. Au même moment, une étrange série de meurtres s’abat sur la ville, et tout porte à croire que l’assassin en a désormais après eux…

    Tout d’abord, un grand merci à Angélique Ferreira qui m’a contactée malgré mon modeste petit blog, pour me proposer de lire un de ses livre en « Service Presse ». C’est la première fois qu’on m’en propose un, et je ne le cache pas, ça m’a fait plaisir. Ayant apprécié Clio Kelly, je me suis dit qu'en plus, c’était là l’occasion de découvrir un nouveau récit..

    J’ai donc reçu un format numérique… mais j’ai vite découvert que ma sœur avait la version papier, donc ça à un peu facilité ma lecture – m’arrêtant plus souvent quand je suis devant un écran.

    Croissant de Lune donc… j’ai eut beaucoup de mal à me plonger entièrement dans le récit au cours des premiers chapitres (disons, les deux ou trois premiers). Les deux protagonistes sont intéressants, mais j’ai eut l’impression de devoir assimiler un flot continu d’informations sur l’un et sur l’autre dès le départ, ce qui a rendu ces premières pages assez nébuleuses pour moi. Pas incompréhensibles au final mais peut-être trop denses, car on doit aussi faire les liens entre les personnages principaux et les secondaires.

    Si on se concentre sur le trio Nicolas (le héros), Pauline (sa sœur) et Iris/Angèle (l’héroïne), les uns et les autres sont liés par différents points, mais entretiennent une situation (ou un ensemble de situations ?) très conflictuelle. Le fait que Pauline ait, apparemment – je l’ai compris comme ça – gardé quelques liens avec celle qu’elle a arnaquée, Iris donc, ça m’a semblé un peu illogique, ou très flou dans l’explication de ses motivations, par exemple.

    Je n’ai pas non plus accroché tout de suite avec le personnage de Nicolas. Je serais bien incapable d’expliquer pourquoi mais c’est un fait. Et ça n’a rien avoir avec le fait qu’il est des tendances bisexuelles… c’est peut-être plus sa mentalité… je ne sais pas.

    Mais mon sentiment a radicalement changé par la suite, quand il est devenu Nicos. A ce moment précis, je suis véritablement entrée dans le roman. Enfin presque, il m’a fallu encore un tout petit peu de temps pour assimiler tous les détails de cet univers.

    Comme elle l’avait fait avec la bête du Gévaudan dans Clio Kelly, Angélique Ferreira s’est approprié l’un des mythes irlandais le plus connu, le Cycle de l’Ulster, qui n’est pas le plus simple, je tiens à le souligner. Et rien que pour cela, je lui tire mon chapeau. Elle y a ajouté sa touche personnelle pour l’accorder à son roman et créer l’espèce des cùs (qui signifie tout simplement « chien » en gaélique écossais ou irlandais). Les cùs ne sont par des loups-garous, mais une espèce à part : des chiens qui à la pleine Lune, prennent (ou reprennent) forme humaine. Et c’est ce que, par un concours de circonstances que je ne détaillerais pas ici, va devenir Nicolas. Adopté par Iris, il devient son chien, Nicos.

    Les deux humains se haïssent (je vous laisse découvrir pourquoi), mais en vivant avec elle, Nicolas va apprendre à la connaître, à l’apprécier… à l’aimer aussi. Mais en étant un chien, que peut-il dire ? Comment pourrait-elle accepter cette idée ?

    En parlant de ça, j’ai trouvé que sa sœur, Pauline, était vraiment large d’esprit. Trop peut-être. Elle accepte sans ciller et avec une facilité déconcertante – sans même douter ou demander une preuve de ce qu’il avance – que son frère soit devenu un chien à l’apparence proche du loup, sauf à la pleine Lune.

    Le monde dans lequel est née Angèle est horrible, voire immoral sous plusieurs aspects. Des trois filles d’une puissante sorcière, elle a « fait l’erreur » de naître dépourvue de pouvoirs. Ce qui lui vaut d’être rabaissée la plupart du temps. Mais c’est le destin qui l’attend et auquel elle essaie d’échapper que j’ai trouvé particulièrement abjecte, ce n’est vraiment pas ce à quoi je m’attendais en lisant ce roman. Par plusieurs aspects, c’est un roman assez noir, dans lequel les héros ne sont pas lisses et parfaits, et leur univers n’est pas merveilleux. C’est ce "côté obscur" qui m’a maintenue dans ma lecture.

    C’est donc encore un roman assez réussi malgré quelques éléments que je trouve tirés par les cheveux dans la mise en place de l’intrigue, les relations entre les personnages ou encore leurs réactions face à certains évènements (notamment donc, la sœur de Nicolas, comme je le disais au début).

    Je lirais la suite avec plaisir…


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