• Styxx, de Sherrilyn KenyonLECTURE EN VO

    Résumé 
    (Traduction par Dark-Hunters Francophone) :

      Juste à l’instant où  vous pensiez que l’Apocalypse était terminée…

    Il y a des siècles, Acheron a protégé la race humaine en emprisonnant un mal ancien résolu à tout détruire. Aujourd’hui, ce même mal a été délivré et il veut sa revanche.

    Bien que frère jumeau d’Acheron, Styxx n’a pas toujours été du côté de son frère. Ils ont passé plus de siècle à se battre plutôt qu’à se protéger l’un l’autre. Aujourd’hui, Styxx a une chance de prouver sa loyauté envers son frère, mais seulement s’il est prêt à négocier sa vie en échange de celle d’Acheron.

    Bethany est née pour réparer les erreurs qui ont entraîné l’emprisonnement de sa famille pour l’éternité. A présent elle est libre, rien ne pourra l’empêcher de respecter le marché qui les a libérés. Elle doit prendre la vie du dernier atlante et elle n’échouera pas. Mais les choses ne sont jamais ce qu’elles semblent être et Acheron n’est pas le dernier de sa lignée.

    Styxx et Acheron doivent mettre de côté leur passé et apprendre à se faire confiance ou d’autres en souffriront.

    Pourtant il est difficile de risquer sa vie pour quelqu’un qui a autrefois essayé de prendre la vôtre, même lorsqu’il est votre jumeau, que les loyautés sont mise à mal et que vous ne pouvez vous fier à personne, pas même vous même, comment trouver le chemin pour revenir des ténèbres qui veulent consumer le monde entier ? En commençant par dévorer votre âme…


    L’annonce de la sortie de Styxx avait fait beaucoup de bruit chez les Menyons. Depuis presque un an, Sherrilyn Kenyon nous divulguait de petites informations  de temps à autre.

    Enfin il est disponible, et il fait autant d’émules que le livre d’Acheron. Autant vous dire que j’ai attendu cet énorme roman (836 pages, en grand format), avec impatience, plus encore après toutes les révélations faites dans Time Untime, le livre précédent. Comme beaucoup, je voulais aussi connaître l’autre côté du miroir, la vérité derrière les non-dits et les rumeurs de palais, car il est vrai que jusqu’à présent, que savions-nous de Styxx ? Car nous ne l’avons rencontré qu’à travers les yeux de ceux qui lui haïssent : Ryssa d’abord (dans  Acheron ) et Acheron ensuite.

    Styxx est donc l’extension du livre Acheron , son pendant… l’autre face d’une même monnaie. Le livre est d’ailleurs construit de la même façon : une partie pour révéler son passé, depuis sa naissance (presque 80% du livre) et une autre pour le voir évoluer dans notre époque moderne. Je suis d’ailleurs frustrée qu’il n’y ait que 200 pages consacrée à cette partie de sa vie, dont seulement une centaine à peine se passant dans les années 2012/2013, car il faut aussi revenir sur les apparitions précédentes de Styxx ( La Fille du Shaman et Acheron entre autre). Toutefois, son passé (et son présent) est des plus intéressant – plus intéressant pour moi que celui d’Acheron que j’avais trouvé au final, peu surprenant – car j’ai enfin pu voir ce qui se passait réellement à Didymos. Et ça ne m’a pas surpris de découvrir ce que Styxx a lui aussi enduré : je garde toujours à l’esprit que rien n’est jamais ce qu’il semble être dans les livres de Sherrilyn Kenyon.

    Et l’enfer commence dès sa naissance. Car Xerxes a douté de sa paternité pour chacun des deux garçons (après tout, les dieux sont suffisamment mesquins pour avoir imaginé ce subterfuge). Sa mère méprise les deux, et il y a aussi Ryssa. La douce Ryssa, si gentille avec son petit frère Acheron… comme j’ai eut envie de la tuer ! Comme j’ai eut envie de la frapper ! Sa stupidité et son aveuglement sont insupportables ! Elle est infecte avec Styxx qu’elle perçoit comme un enfant pourri gâté par son père, elle le rejette et l’insulte chaque fois qu’elle le voit alors que lui, du haut de ses cinq ans, continue de rechercher l’amour de sa sœur.
    Le seul qui l’aime vraiment, c’est son frère Acheron, et il l’aime en retour, autant que des frères jumeaux peuvent s’aimer. J’ai été surprise des capacités que Styxx possédait dès sa naissance mais qu’il cachait pour ne pas passer pour un « possédé ».
    Insultes, rejets, tortures, abus… on apprend que Styxx a lui aussi été la victime de la perversité des membres de sa famille.

    Dans cette histoire on revoit Apollon, si absent dans la série jusqu’à présent, alors qu’il est l’origine de beaucoup d’ennuis. Ce dernier est un élément très important du roman et se révèle tout aussi pervers et cruel – voire même plus en vérité – que sa sœur Artémis.

    En parallèle, c’est le panthéon atlante qui est mis en avant car l’héroïne de Styxx, Bethany, est une déesse.
    C’est aussi ça la « nouveauté » par rapport à Acheron : Styxx rencontre sa compagne alors qu’il était encore un mortel. Bethany est un personnage intéressant qui m’a intriguée dès l’instant où Sherrilyn Kenyon nous l’avait présentée, je trouvais plutôt ironique, compte tenu de la haine entre les deux frères, d’avoir choisi de mettre Styxx en couple avec une déesse atlante. D’autant plus que Styxx lui, est un Grec.
    La déesse, comme tout le monde (ou presque) hait Styxx mais ne le reconnait pas car Bethany est aveugle dans le monde des Hommes. De son côté il ne lui révèle pas son identité, appréciant le fait qu’on l’aime, enfin, pour ce qu’il est vraiment. A cet instant, je me suis dit que toute cette histoire allait mal finir, étant donné ce qu’il allait advenir du panthéon atlante. La cruauté d’Apollymi envers les siens n’épargnera pas Beth, ni Styxx par ricochets.

    Je n’irais pas jusqu’à dire que le livre de Styxx est meilleur que celui d’Acheron mais malgré tout, des deux il a été le plus inattendu : ce livre révèle énormément de choses, soit en faisant la lumière sur des évènements que nous croyons connaître déjà, soit en faisant référence aux personnages et aux livres précédents, comme notamment The Guardian  et Time Untime. Je savais également que quelques informations (mais c’est un bien grand mot) seraient données sur Savitar, ou au moins sur ses semblables, les Chthoniens… et je n’ai pas été déçue, même si ça ne fait pas beaucoup avancer le mystère… (Je ne peux pas vous en dire plus sans gâcher la surprise).

    Ce qui m’amène à vous parler des personnages secondaires, car en lisant Styxx, il ne faut pas seulement s’arrêter sur l’histoire personnelle du prince de Didymos. Les amis de Styxx sont très rares, j’ai beaucoup apprécié Galen, son maître d’armes, qui le considère comme un fils et la dévotion de ses soldats envers lui fait chaud au cœur. Ils sont au final, les seuls à le connaître vraiment, avec Bethany bien sûr… Acheron lui, n’ouvre les yeux qu’à la fin (mieux vaut tard que jamais me direz vous), ce qui m’a profondément énervée… j’ai détesté Acheron.
    Plus tard, on revoit aussi Alexion, Danger, Tory et Urian…

    Bien que la partie « présent » (comprenez chronologiquement après les évènements survenus dans Time Untime) soit (trop) courte pour moi (j’en voulais plus !). Quel final ! J’ai été ravie de revoir Seth, le héros de The Guardian – qui ne pouvait pas ne pas être là, compte tenu de l’importance donnée au panthéon égyptien dans Styxx – et Maahes aux côtés de Menyara. Tant de révélations en si peu de pages pourtant : des personnages qui ne sont pas ce qu’ils semblaient être (préparez-vous à deux surprises de tailles !) ; le projet de Noir et Azura qui fera bientôt un pas en avant (n’oublions pas les autres « Primals Gods ») et un cliffhanger qui ne présage vraiment rien de bon pour la suite mais dont on aura pu voir les prémices dans Time Untime. Un livre vraiment riche en petits indices donc, pour lequel j’ai sacrifié de nombreuses heures de sommeil…

    Maintenant j’attends avec impatience la sortie de  Son of No One… l’année prochaine !

     

     


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  • Résumé : L'histoire d'Ariclès... Découvrez comment Bathymaas et Caleb ont défendu le monde des hommes pendant la Guerre Chthonienne, et comment l'histoire d'Acheron et Styxx a commencé.


    [ATTENTION SPOILERS POSSIBLES !]

    « House of the rising son » nous emmène dans le passé, plus de 1000 ans avant la chute de l’empire atlante, la naissance d’Acheron et la malédiction qui alors a frappé les Apollites.

    Et « surprise », Caleb Malphas (Les Chroniques de Nick) est celui que l’on voit en premier, car oui, c’est bien lui, on ne peut plus en douter, qui a aidé Bathymaas à former l’Eperon en entraînant ses hommes. [pour savoir ce qu’est l’Eperon, il faudra chercher dans le forum, mais à vos risques et périls. Voulez-vous vraiment TOUT savoir avant votre lecture ?].

    C’est intéressant de lire « House of the rising son » APRÈS « Styxx », dans un sens, ça m’a permis de repenser avec nostalgie aux bons moments qu’ont vécus Styxx et Bethany.
    MAIS, vraiment, je conseille plutôt de la lire avant "Styxx". Je laisse ce choix aux lecteurs.
    Bathymaas est la déesse atlante de la Justice. Sur terre, elle n’est pas aveugle, comme le sont Thémis et ses filles, en revanche, elle n’a jamais éprouvé le moindre sentiment, pas la plus petite émotion – et pour cause, elle n’a pas de cœur. Elle ne les comprend d’ailleurs pas, et en cela, notre monde humain la fascine. Caleb la sert depuis des siècles et est habitué à sa froideur, à son incompréhension totale des agissements des autres, mais il se lasse de devoir lui expliquer sans cesse tout ce qui lui échappe.

    Bathymaas va donc recruter Galen (pas le même Galen que « Styxx ») et son frère jumeau Aricles pour représenter les atlantes au sein de l’Eperon. Bien qu’Aricles aurait préféré rester fermier plutôt que de devenir soldat, il accepte, pour ne pas contrarier les dieux, qu’il respecte.
    C’est grâce à Aricles que Bathymaas va apprendre progressivement  à « devenir humaine », il va lui expliquer les différentes émotions et leurs effets, les sentiments, les jeux, les occupations humaines. J’ai bien aimé voir Aricles lui apprendre à pêcher et lui expliquer pourquoi il le faisait. Elle veut tout comprendre, tout apprendre, et trouve en Aricles quelqu’un qui ne se rebute pas de lui répondre. Le temps passe et les émotions la rattrape progressivement, elle ne comprend pas… s’étonne même de s’entendre rire.
    Mais les sentiments – ceux qu’ils éprouvent l’un envers l’autre - sont leur perte. On ne se fait pas d’illusion en lisant « House of the Rising Son », après avoir lu « Styxx », on sait très bien qu’il n’y aura pas de fin heureuse pour eux deux. Et c’est assez difficile à admettre.

    Sans grande surprise, le Mal viendra d’Apollon, associé à sa si détestable mère, Leto .
    Celle qui m’a étonnée (mais je suis depuis longtemps de son côté), c’est Artémis, qui pleure pour Bathymaas et Aricles. Une preuve supplémentaire  qu’elle n’est qu’une marionnette dans les mains de son frère et sa mère.

    Après cette lecture, nous savons avec certitude qui est vraiment SET… et je l’aime de plus en plus. Même si dans THE GUARDIAN on nous brossait de lui un portrait peu flatteur après ce qu’il avait fait – ou n'avait pas fait justement – à SETH, son fils. J’ai été conquise en le voyant dans « STYXX »

    Mais je ne peux pas en dire plus sans dévoiler toute l’histoire…

     


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  • Son of No One, de Sherrilyn KenyonLECTURE EN VO

    Résumé (Traduction par Dark-hunters Francophone) :

    Ce n'est pas facile lorsque votre vie personnelle n'est qu'une farce, mais Josette Landry a instauré une paix instable avec la bête. La vie continuera à balancer sur elle toutes les mauvaises choses, et elle continuera à ne pas mettre sa tête dans un four. Mais c'est bon. Ce qui ne la tue pas ne lui apportera que quelques heures de folie. Jouant vraiment de malchance, Josette prend un job auprès d'un petit groupe de paranormal essayant d'obtenir leur propre émission câblée, en tant que photographe et camerawoman.

    Ouais, ils sont encore plus cinglés qu'elle. La seule chose paranormale en laquelle elle croit est ce miracle qui garde sa vieille voiture toute rouillée en état de marche. Mais quand son groupe relâche accidentellement quelque chose de vraiment mauvais sur le monde, ils sont forcés d'appeler des renforts. 

    Au moment où Josette rencontre Cadegan, elle sait que quelque chose cloche à son sujet. et ce n'est pas juste par ce qu'elle ne peut même pas prononcer son nom de famille : Maboddimun.
    Mystérieux et armé, dangereusement sarcastique, il semble être plus vieux qu'il ne l'est en apparence... 
    Il y a des siècles, Cadegan a vendu son âme pour se venger du traître qui l'a maudit. Forcé contre sa volonté de faire le bien, il hait tout dans la vie. Tout ce qu'il veut c'est partir. Mais pour les damnés il n'y a qu'une souffrance éternelle. Et pourtant, il y a quelque chose à propos de Josette qui l'intrigue autant qu'il l'irrite et le frustre. Quelque chose qu'il ne semble pas pouvoir combattre, et la dernière fois qu'il a ressenti ça pour une femme, ça lui a coûté son âme.
    Il sait qu'il doit rester loin d'elle, mais le mal que ses amis ont déchaîné veut à tout prix consumer son âme. Ce qu'il ne peut pas permettre. Si un innocent de plus est prit, il sera renvoyé dans une prison inimaginable faisant passer son enfer actuel pour un paradis. Mais comment peut-il la garder sauve quand le fait d'être avec elle est la plus grande menace de toutes ?

    On peut le dire, Son of No One est un roman plein de surprises. Il est très court (un peu plus de 400 pages) et assez vite lu, mais pleins de petits rebondissements, de petites ou grandes révélations.

    On découvre des choses sur plusieurs personnages énigmatiques jusqu’ici : Thorn, Jaden, Caleb, Noir... plusieurs questions ont des réponses, mais de nouvelles germent dans nos esprits avec l’arrivée de nouveaux personnages, de nouveaux méchants, d’une prophétie et surtout, d’une nouvelle mythologie, avec son univers. On a peut-être même un nouveau petit élément de piste sur Acheron et ses origines (quoique, si on relit bien « Le silence des ténèbres », est-ce vraiment une nouveauté ?).

    Car si la mythologie Celte a été survolée dans La Fille du shaman / Night Embrace, elle devient prédominante dans Son of No One. C’est aussi l’intégration complète de sa série « Lords of Avalon », qu’elle écrit sous son pseudonyme de Kinley MacGregor, dans l’univers Dark-Hunters. Un mélange audacieux qui passe sans trop d’accrocs. Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas obligés d’avoir lu les deux tomes de Lords of Avalon parus à ce jour pour comprendre Son of No One. Même si c’est un plus qui permet de mieux intégrés tous les nouveaux personnages qui y sont associés, au final, tout est expliqué. Ceux qui aiment les récits arthuriens et la mythologie celte apprécieront.

    Son of No One, c’est le livre de Cadegan, un nouveau dans l’univers toujours grandissant de Sherrilyn Kenyon. Il n’est pas un Dark-Hunter et n’a même aucun lien avec Acheron ou l’un de ses Chasseurs. En revanche, il est lié à Thorn. Et de fait, à travers lui, c’est une part importante (je dirais même très importante) de l’histoire de chef des Hellchasers qui est dévoilée. A tel point que je m’interroge : est-ce bien lui le personnage « mystère » du quatrième arc/cycle de la série ? Après tout, Sherrilyn Kenyon n’a jamais rien dit à ce sujet.

    Cadegan n’est donc pas un Dark-Hunter, et même si on revoit brièvement Acheron, se sont surtout Talon, Styxx, Bethany et dans une moindre mesure Grace, qui jouent un rôle important auprès de ce nouvel arrivant. Toutes les personnes ayant été trahis et emprisonnés pendant des millénaires font faire front à ses côtés et l’aider.

    L’héroïne, Jo, est aussi une petite nouvelle mais fait partie de la famille Devereaux, ce qui ne la rend si étrangère que ça. Comme sa cousine Amanda (avant sa rencontre avec Kyrian), Jo est réfractaire à toute forme de paranormale. C’est une femme rationnelle qui a les pieds sur terre. Autant dire qu’elle va radicalement changer d’avis lorsqu’elle va passer de l’autre côté d’un miroir, piégée à son tour là où est retenu Cadegan. Cette « dimension » n’est pas vraiment étrangère aux lecteurs de « Lords of Avalon ». Piégé dans Le Voile Derrière le Voile (en français dans le texte), il est aussi le gardien d’un des objets sacrés qu’Emrys Penmerlin à donner à Arthur pour qu’il puisse régner (voir Lords of Avalon).

    Tous les deux sont très vite proches, très proches. Et leur couple va donner lieu à plusieurs scènes pleines d’humour qui vont venir atténuer le calvaire de Cadegan, surtout que la majorité du temps, il ne comprend pas tout ce qu’elle raconte (puisqu’il ne parle que l’ancien anglais ou le gallois).  La romance est pleine de légèreté, simple, un peu comme on en avait l’habitude dans les premiers tomes de la série.

    Ce que je retiens vraiment de Son of No One ce sont tous ces liens qui apparaissent entre les personnages. Mais parmi tous les protagonistes, deux m’ont marquées. Karma Devereaux d’abord, elle est celle sur laquelle je me pose le plus des questions : quel genre de relation a-t-elle avec Thorn ? Quels secrets cache-t-elle ? Et il y a aussi Artémis, dont le comportement envers Jo et Cadegan est troublant, dans le bon sens du terme.

    Les arrivées de nouveaux protagonistes et d'une nouvelle race de démons d'une force égale, et peut-être même supérieure à celle du Malachai, présagent également d’une plus grande complexité dans les livres à venir. Et peut-être, des révélations encore plus surprenantes.

    Mais Son of No One, c’est aussi (et surtout) le premier livre d’une suite de trois livres qui représenteront l’arc des Dragons : The Dragons will rise, et donc en parallèle les Dragons, si discrets jusqu’ici, se révèlent. On découvre Illarion, un dragon torturé par les hommes qui nous apprend que la majorité des Dragons ont été il y des siècles, faits prisonniers puis sont devenus les esclaves de Morgen (Lords of Avalon). Et c’est aussi l’occasion de revoir Maxis, le dragon du Sanctuaire et qui sera donc le héros du prochain livre, Dragonbane. Libérés par Kessar, le démon sumérien, les dragons vont bientôt arriver pour combattre, réalisant ainsi une nouvelle prophétie qui nous menace : "On the rise of the Blood Moon, they will be able to free their queen, Echidna".

    La Lune Sanglante (Blood Moon) se lèvera le 28 septembre 2015...
    Dragonbane est annoncé pour le 4 août 2015.

    Que va t-il se passer lorsque les Drakaina, des Dragones guerrières, vont survoler la Nouvelle-Orléans pour livrer bataille aux côtés des démons ?


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  • - Lecture VO -

    Résumé (Traduction par Dark-Hunters Francophone) : 
    En dehors de tous les mystérieux marginaux qui appellent le Sanctuaire leur maison, personne n'est plus asocial ou isolé que Maxis Drago. Mais c'est vrai, difficile de se mêler au monde moderne quand vous avez une envergure de 15 mètres.
    Il y a des siècles, il a été maudit par un ennemi qui a juré de le voir tomber. Un ennemi qui lui a tout pris et l'a isolé pour toujours.
    Mais le Destin est une garce, avec un sens de l'humour diabolique. Et lorsqu'elle met deux vieux ennemis ensemble et menace la femme qu'il pensait morte il y a des siècles, il revient en force.
    A l'époque moderne, la Nouvelle-Orléans est devenue un champs de bataille pour les plus anciens fléaux. Et deux dragons limiteront les dégâts ou périront dans les flammes.


    Ce livre va au-delà de mes espérances. Comme beaucoup, j’attendais depuis longtemps d’en savoir plus sur Maxis, le dragon qui vit dans le grenier du Sanctuaire. Et sur les dragons en général (Sebastian me manquait un peu depuis Dragonswan). Depuis un an, des informations sur ce qu’on découvrirait dans ce roman étaient délivrés au compte-goutte par Sherrilyn Kenyon et son équipe. Une chose est certaine : les évènements de Dragonbane vont avoir marqués durablement le reste de la série. Ce nouveau virage dans le récit est brutal, et comme depuis quelques années déjà, nous sommes loin des petites histoires romantiques à l’action faiblarde (voire presque inexistante face à la romance) des débuts de la série.

    Le couple formé par Maxis et Seraphina est particulier et différent sur bien des points (que vous découvrirez au fur et à mesure du livre), leur histoire et leur relation est aussi loin d'être conventionnelle. Mais je ne m'étendrais pas sur la petite romance et les relations entre personnages, même si elle va apporter son lot de surprises, ce ne sont pas les détails amoureux qui sont le cœur du roman.
    Les nouvelles intrigues mises en place et tous les bouleversements qui ont lieu depuis le livre Acheron ont donné une toute autre image de la série. Les livres ne peuvent plus réellement se lire indépendamment des autres, aujourd’hui les histoires s’enchaînent sans temps mort, rendant encore plus difficile l’année d’attente entre la publication de chacun de ses romans.  

    Place à l’action. Place à la guerre.

     Il n’y avait pas encore eut de livres dans cette série avec autant d’action et de combats – à l’exception de Styxx mais dans l’Antiquité, la guerre faisait partie du quotidien.  Cette fois, une tribu d’Amazones Arcadiennes Dragons se sont alliées à Kessar et son armée de gallu, et ils vont tout détruire sur leur passage. En faisant peu de cas des possibles conséquences. Leur but premier : retrouver Maxis pour le tuer, libérer la Destructrice, restaurer l’ordre ancien et permettre aux dieux originels de dominer le monde. Plusieurs nouvelles têtes apparaissent, dans le rang des dragons : Falcyn, Hadyn, Edena... tous plus intéressants les uns que les autres. Chacun d'eux apportant leur lot de secrets. J'ai hâte de les revoir.

    Qui aurait cru qu’un personnage aussi discret que Maxis cachait autant de secrets et se révèlerait avoir autant d’importance dans leur univers ? Il est l’image même du leitmotiv de Sherrilyn Kenyon « rien n’est jamais ce qu’il semble être ». Au point que même les habitants du Sanctuaire vont reculer d’horreur et/ou de peur en apprenant ce qu’il est réellement.  

    On avance de surprises en horreurs. L’horreur de découvrir (enfin) de quelle manière ont été créés les Were-Hunters (Garous), la folie du roi Lycaon prêt à tout pour sauver ses fils, et les expériences perpétuées par le dieu Dagon (découvert il y a quelques mois dans Instinct – Chroniques de Nick #6) sur les Apollites et les animaux. Difficile de ne pas rester insensible face à ses nombreuses tentatives de les faire fusionner, et le voir souvent échouer en assistant à la mort lente et douloureuse de ses victimes contraintes de se plier à sa volonté, qu’ils soient Apollites ou animaux. Tel un savant fou prêt à tout pour satisfaire les désirs d’un roi encore plus dérangé, il créé ainsi les deux races connues des lecteurs : les Katagarias et les Arcadiens (dont un ours et un loup, les deux fils du roi Lycaon Kattalakis). Je vous laisse imaginer le nombre de tests qu’il a effectué avant de réussir…
    On en apprend comme prévu, beaucoup sur les Were-Hunters. Dragonbane est rempli de retours en arrière, de souvenirs, qui nous permettent d’assister donc à la création des deux espèces, à la mise en place de l’Omégrion. Et oui, on apprend (comme prévu aussi) comment et pourquoi Savitar s’est retrouvé à leur tête, et j’ai été plutôt surprise d’en découvrir la raison… qui est loin de ce que j’avais pu imaginer au départ.

    Mais le plus marquant dans ce livre, ce sont les combats. C’est une véritable guerre. Et j’ai rarement eut autant peur pour la survie de certains personnages. Et elle ne s’arrête pas à la fin du roman, bien au contraire. Je doute même qu’elle puisse prendre fin l’année prochaine dans Dragonmark, vue les proportions qu’elle a prise. Nous sommes loin de la petite bataille qui a coûté la vie à des personnages pourtant récurrents dans L’astre des ténèbres. Cette fois, une armée de gallus attaque simultanément plusieurs endroits stratégiques : le Sanctuaire, pour y déloger Maxis ; l’Olympe, qui va subir le plus de dégâts, et même Kalosis, où se trouvent Apollymi et ses Charontes.

    Je ne vous cache pas que j’ai eut peur pour beaucoup de personnages - et je m’inquiète encore pour certains, car la fin du roman ne marque pas la fin du conflit, certains sont toujours dans une mauvaise posture. L’image d’Artémis dans son temple, essayant de protéger la petite Mia reste gravée dans ma tête. Sans la présence du Malachai à ses côtés, le combat aurait été perdu d’avance face au nombre d’ennemis. Je note d’ailleurs que Nick semble d’un seul coup beaucoup mieux maîtriser ses pouvoirs et le démon en lui… une conséquence sans doute des évènements récents survenus dans les Chroniques de Nick #6. L’avenir nous le dira.

    Et lorsque même Thorn, Cadegan, Savitar, Styxx et Acheron (mais Simi reste absente, dommage) s’inquiètent de la tournure que prennent les évènements, comment ne pas avoir peur pour la suite ? J’ai eut un frisson d’horreur lorsque plusieurs Were-Hunters présents à l’Omégrion se sont mis à tomber, morts sur le coup, et que les autres ont compris qu’on venait de tuer leurs compagnons. J’ai aussitôt pensé aux habitants du Sanctuaire, à leurs enfants (ont découvre même ceux de Fury !) et à Aimée qui est enceinte.

    Et bien sûr, comme si cela ne suffisait pas. Il y a Apollon. On ne peut que le haïr davantage, il en rajoute à sa perversité en décidant (pour une raison qu’on ignore encore, mais a-t-il vraiment besoin d’une raison ?) de provoquer une épidémie, qui commence à terrasser les Daimons (et les Apollites ?). Certains personnages bien connus des lecteurs sont touchés… dans ce livre il y a quelques morts et des mourants, et ce n’est qu’un avant-goût de la suite.

    Rien ne se résout à la fin du roman. L’épilogue ouvre sur une déclaration de guerre ouverte. Et Sherrilyn Kenyon a déjà prouvé par le passé qu’elle pouvait tuer certains de ses personnages…serai-ce le cas dans Dragonmark ? Combien de morts allons-nous pleurer l’année prochaine ? Il me faudra attendre un an pour le savoir. Mais une guerre sans victimes n’en est pas une, non ? J’espère aussi que Merlin trouvera le moyen d’enrayer l’épidémie avant une hécatombe, car qui peut dire si elle ne va pas se propager aussi sur les Apollites ?
    Dragonmark (sortie annoncé pour août 2017 aux États-Unis) sera l’histoire d’Illarion qui face à un espoir irrationnel et la promesse impossible faite par un dieu de lui ramener sa femme disparue, a choisi une autre voie… et lorsque je lis ce qui nous attend dans Dragonmark, je me dis que la guerre est loin d’être terminée et qu’elle laissera derrière elle quelques cicatrices.

     

    [Avis posté également sur le Dark-Hunters Francophone]


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  • Dark-Hunter #26 - DragonmarkRésumé (Traduction par Dark-Hunter Francophone) :
    Il y a des siècles, Illarion a été trahi – dragon rendu humain contre sa volonté, puis contraint à servir l'humanité en tant que monture dragon dans leur armée et à se battre pour eux dans les guerres barbares, alors même qu'il détestait tout d’eux.

    Réduit à l’esclavage, séparé de tous ceux qu'il connaissait et de son clan de dragon, il a été contraint à l'exil dans un royaume féerique où il a perdu la seule chose qu’il ait vraiment aimé.

    Maintenant, il a une chance de retrouver ce qui a été perdu - d'avoir la seule chose qu'il convoite plus. Mais seulement s’il abandonne ses frères et délaisse les serments qui lui sont chers. Pourtant, ce qui le terrifie le plus n’est pas ce que pourrait encourir son bonheur, mais le fait qu’il y a juste assez d’humain dans le cœur de son dragon pour qu'il puisse effectivement être prêt à le payer et à trahir tout et tout le monde – prêt à voir le monde entier brûler et les clans des Were-Hunters tomber - pour son propre désir égoïste.

    Pour une fois, je ne savais pas vraiment quoi penser de ce livre après ma lecture. Depuis un très long moment, les livres de Sherrilyn Kenyon ne me déçoivent pas, avec plus d’action, de rebondissements et de révélations. La fin de Dragonbane  m’avait laissée sur des charbons ardents, en plein suspens sur le devenir d’Illarion et sur celui de plusieurs autres personnages…  je ne m’attendais pas vraiment à être déçue en lisant  Dragonmark.

    Je m’explique. Illarion est un personnage qui m’intriguait depuis un moment déjà. Fils d’Arès rendu muet par la torture que les humains lui ont infligée enfant, veuf d’une compagne dont on ne savait encore rien il y a peu… mais une compagne qui pourtant était annoncée comme l’héroïne de ce roman. Etrange…

    Après son sort est laissé en suspens à la fin de Dragonbane, alors qu'il s’avançait vers Apollon, autant dire que j’ai rongé mon frein en l’attendant. Malgré une légère mise en garde d’amies m’ayant devancée dans la lecture, je l’ai lu sans m’influencer au préalable des différents avis des lecteurs et je dois dire que je comprends la déception de plusieurs. Je n’irais pas jusqu’à être catégorique et jeter la pierre sur l’ensemble du livre mais voilà, difficile de faire l’impasse sur les douze chapitres qui sont pratiquement du copié-collé de scènes des deux livres précédents (Son of No One  et Dragonbane) et qui ne nous apportent du coup, rien de neuf.

    C’est vrai qu’Illarion est un personnage inconnu (ou presque) jusque là et qu’il fallait donc revenir en arrière, répéter certaines choses le concernant, rappeler les évènements dans lesquels il est intervenu mais… douze chapitres, c’est un peu trop. Même si je suis prête à admettre que la répétition à souvent du bon. En général, Sherrilyn Kenyon réécrit certaines scènes pour les présenter du point de vue du personnage principal, un point de vue souvent différent de ce qu’on avait perçu dans d’autres. Elle y présente aussi l’état d’esprit du personnage à un moment précis, poussant le lecteur à revoir son jugement sur un individu. Comme ç a été le cas par exemple dans le livre de Styxx.

    Mais dans le cas Dragonmark, j’ai eu juste l’impression d’une répétition qui pour moi, ne sert pas vraiment à l’histoire. Imaginez vous que ce sont les treize premiers chapitres qui concernent le passé d’Illarion et la manière dont il a rencontré la fameuse Edilyn. Le ton rappelle fortement le schéma des tout premiers livres, très axé sur le couple et leur histoire personnelle. Et pourtant même si j’ai trouvé cette présentation agréable à lire, une chose m’a dérangée : leur rapprochement est vraiment trop rapide. Oui, je sais, dans le romance, l’attirance est souvent rapide mais dans ce cas précis, avec le passif de l’un comme de l’autre, quelque chose cloche ou ne sonne pas très juste. Illarion hait les humains pour ce qu’ils lui ont fait, il est présenté comme un être asocial, qui ne se soucie de personne (à l’exception de ses frères) et qui de son propre aveu, ne verrait aucun problème à voir notre espèce disparaître … et il y a Edilyn, qui déteste les dragons qui ont tué son père. Et pourtant, en moins de trois chapitres, ils ne peuvent plus se quitter. J’aurais vraiment aimé que les choses soient plus compliquées, histoire de nous faire languir un peu. Ensuite survient la perte d’Edilyn à laquelle on s’attendait déjà.

    Comme je l’ai expliqué avant, les évènements des douze chapitres suivants sont issus des livres précédents. C’est vrai, j’ai ri tout autant que lorsque j’ai lu Son of No One  à l’instant où Jo et Cadegan entrent dans la grotte d’Illarion mais voilà, plus les chapitres s’égrenaient, plus je comprenais que les retrouvailles et les explications de la "résurrection" d’Edilyn, que j’attendais depuis un an – et donc la suite de l’intrigue laissée en suspens – allaient être très brèves. Parce que oui, le plus gros problème est là pour moi, nous rejoignons enfin la fin du Dragonbane au chapitre 26… je vais enfin savoir… mais le livre lui, ne compte que 28 chapitres. "Très brèves" est un euphémisme en ce qui concerne les retrouvailles. Si bien que le final m’a nettement donné l’impression d’être bâclé. Happy end  pour nos héros oui mais et les autres ? Cette déclaration de guerre lâchée l’année dernière dans Dragonbane ? L’épidémie qui décime les Apollites et les Daimons ?  Quelques personnages bien connus des lecteurs avaient été laissés en très mauvaise posture. Et bien de tout ça, il n’y a aucunes allusions car tout le final, déjà très court, se concentre – mais trop brièvement tout de même – sur le couple… et ne laisse aucune place pour le reste.

    Ce n’est qu’à la fin que l’explication de ce qu’est la "Dragonmark" est donnée, mais là encore trop brièvement, et je n’ai même pas souvenir qu’elle soit mentionnée avant la fin. On retient juste que la sœur d’Illarion, Maxis et Falcyn la porte aussi mais d’elle on ne sait pas grand-chose si ce n’est son nom : Sarraxyn.

    Comme elle est le seul nouveau personnage féminin, je me suis demandée s’il y avait une possibilité pour qu’elle soit la future compagne d’Urian (dans Battle Born, prévu en 2018). Mais comme Urian lui-même est totalement absent de ce livre, difficile de se faire une opinion sur le sujet, d’autant plus que Sarraxyn elle-même n’est présente que dans un passage très bref du passé d’Illarion. J’espère avoir plus d’indices à ce sujet dans le prochain livre, Dragonsworn. L’histoire d’Urian s’inscrivant dans la "trilogie des dragons", le voir se rapprocher de Sarraxyn est une possibilité, surtout si, comme Stryker, Urian a la capacité de se transformer en dragon. Mais aucune preuve de ce côté-là encore.

    Le livre comme les deux précédents fait aussi partie de l’univers des Lords of Avalon et on y retrouve donc les références arthuriennes de la série, la présence de Morgen bien sûr et la mention des objets sacrés qu’elle convoite, l’un d’eux étant mis en avant dans l’intrigue du roman. La filiation d’Edilyn quant à elle, apporte sur un plateau son lot de surprises, qui va surtout servir à expliquer pourquoi elle est toujours là, alors qu’elle est morte dans les bras d’Illarion des siècles auparavant.

    Le début, et probablement le livre en général je pense, plaira à beaucoup. Car la critique n’est pas unanime sur le net. Il y a des aspects de l’histoire que j’ai aimé malgré la rapidité de certaines choses, mais j’ai aussi regretté que les évènements et les explications qui pour moi étaient essentielles n’ait été que survolées. Sherrilyn Kenyon m’avait habituée à des histoires un peu plus compliquées avant d’aboutir à un heureux dénouement.

    Finalement, pour  avoir toutes les réponses à mes questions, je vais donc devoir attendre une année supplémentaire avec Dragonsworn  qui de manière totalement inattendue, place Médée en héroïne, celle-là, je ne l’avais pas vue venir,  même s’il est vrai que sa famille est atteinte par cette épidémie mortelle propagée par Apollon.


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