• (Outlander) Tome 5 : La croix de feu (The Fiery Cross)

    (Outlander) Tomes 5 et 6 : La croix de feu / Le temps des rêvesTitre original : Outlander - Book 5 - The Fiery Cross
    Année de publication originale : 2001
    Année de publication française : 2002 puis 2003 (Presses de la Cité)

    En France, ce livre - The Fiery Cross - a été divisé en deux tomes :
    La Croix de Feu (Presses de la Cité - 540 p. ; France Loisirs - 687 p.)
    et Le Temps des Rêves -Presses de la Cité - 756 p. ; France Loisirs - 938 p.).
    Puis réédité par J'ai Lu en un seul volume, La Croix de feu.

    Résumé :

    1771. La guerre d'indépendance américaine approche. Claire, exilée au Nouveau Monde, l'a lu dans ses livres d'histoire et Jamie Fraser, son époux, est bien placé pour savoir que ses prédictions se réalisent toujours.

    Et pour cause... Née au début du XXe siècle, Claire Beauchamp-Randall a servi comme infirmière dans les rangs de l'armée anglaise pendant la Seconde Guerre mondiale avant de se retrouver projetée au coeur des Highlands à une époque - 1743 - où les (Outlander) Tomes 5 et 6 : La croix de feu / Le temps des rêvesseuls Anglais présents en Ecosse étaient les soldats et officiers de l'armée du roi Georges. Epouse, mère et chirurgienne, Claire est toujours liée à Jamie, son Highlander, par une folle passion, et a retrouvé sa fille Brianna, qui, elle aussi, a su passer à travers les mailles du temps. Leur bonheur serait donc complet si elle ne savait ce que l'avenir leur réserve : la révolution américaine est en marche, lourde de périls. Quant à Brianna, elle a découvert dans une vieille gazette l'avis de décès d'un James Fraser et d'une Claire Beauchamp, brûlés dans l'explosion de leur maison le 29 janvier 1776. C'est pour cette raison qu'elle a décidé de quitter l'univers des Beatles et du Coca-Cola. Pour tenter, à son tour, de récrire l'avenir...


    Octobre 1770

    La vie suit son cours à Fraser’s Ridge. Alors en plein gathering (sur lequel s’était achevé le livre précédent) auquel son conviés les migrants écossais, tout le monde se prépare au mariage de Jocasta et Duncan. Il n’y a pas de réelle intrigue dans ce volume, on avance très lentement au fil des pages. Diana Gabaldon va en effet nous plonger entièrement dans le quotidien des colons de la façon qu’elle maîtrise le mieux, avec force de détails, de petits évènements du quotidien. Si bien que le lecteur devient un véritable acteur de cette journée, dont on ne va pas pouvoir perdre une miette. Car cette fois, Madame Gabaldon réussit l’exploit de consacrer presque 300 pages à une seule journée. Oui, vous avez bien lu…

    Je vous imagine déjà soupirer et renoncer. C’est vrai qu’il y a pas mal de longueurs, et j’ai moi-même parfois eut envie de survoler quelques pages et pourtant, il se passe tellement de choses d’un bout à l’autre du domaine, qu’au final, on ne s’ennuie pas vraiment.

    Enfin, à la condition aussi que le lecteur aime l’Histoire et s’intéresse un peu à la vie dans les colonies au XVIIIème siècle, c’est une véritable immersion dans l’histoire américaine. Comme à son habitude, Diana Gabaldon va faire se croiser ses héros de papier, et de véritables figures historiques, tels Herman Husband, Josiah Martin ou encore William Tryon. On vit vraiment au rythme des colons et on apprend au passage, quelques leçons d’Histoire.

    Car la Guerre d'Indépendance pointe à l’horizon, les Fraser en sont tous conscients. Comme pour Culloden, les voilà dépositaires d’un savoir qu’ils ne peuvent pas vraiment partager avec leurs proches. Cette fois, Jamie ne veut pas envoyer sa famille au loin pour la préserver du combat à venir, chacun sait qu’ils ont encore un peu de temps avant que tout ne bascule réellement alors ils profitent pleinement d’une vie de famille bien méritée.

    Mais ils savent aussi qu’il faudra à un moment ou à un autre, choisir un camp.
    Et quand on sait d’avance qui seront les vainqueurs, la question pourrait ne pas se poser, et pourtant. Jamie se pose ici en véritable chef de clan, renouant avec sa nature et le statut dont on l’a privé en Ecosse. Même si ses convictions – et son passé – le pousse à se battre contre les Anglais, il a maintenant des obligations envers tous les habitants de Fraser’s Ridge. C’est donc au service des Anglais qu’il va trouver plus d’intérêts à la survie de son « clan ».
    Mais pour combien de temps ?

    Toujours hanté par Culloden, il commence tout juste à en parler à Claire. Tout en admettant que son esprit semble avoir oublié la plupart des choses qu’il a vu là-bas. J’ai particulièrement aimé ce passage où un homme vient demander à Claire de lui enlever une balle de mousquet, qu’il a reçu à Culloden étant enfant. C’est seulement à cet instant, que les fantômes de la bataille rattrapent les survivants… et dans ses moments là, tous semblent se comprendre sans même prononcer un mot. Et difficile de ne pas repenser aux conflits jacobites lorsque « L’or du français » refait surface. Car entre deux scènes de la vie quotidienne, il va se passer plusieurs choses intéressantes au cours de ce livre, et plusieurs secrets jalousement gardés par la tante Jocasta vont brutalement être révélés.

    Diana Gabaldon nous donne aussi un aperçu de la guerre à venir, avec la bataille d'Alamance (16 mai 1771) à laquelle Jamie, gradé par l’armée britannique, va devoir prendre part. Ce qu’il avait redouté – tout en le sachant pourtant – aura lieu : il se retrouve face à des gens qu'il connaît, des amis.

    C’est pourquoi j’ai eut parfois du mal à le voir converser avec les Anglais et se battre pour eux, sans vraiment ciller. Il faut dire que l’un de ses meilleurs amis reste un anglais. Lord John Grey est lui aussi dans les colonies. Lui et Jamie continuent d’entretenir une correspondance régulière.

    Loyal envers la famille Fraser, il va aider sans poser de questions, Jamie à retrouver Stephen Bonnet, toujours introuvable au début du roman.

    Cette immersion dans le quotidien permet aussi de creuser un peu plus la personnalité des personnages principaux. Concernant Claire et Jamie, on revient finalement à ce qu’on aurait aimé voir en Ecosse s’il n’y avait pas eut le soulèvement jacobite (et Randall). Jamie s’impose en chef de clan et en chef de guerre aussi, ne pouvant renier sa nature guerrière. Claire fait front à ses côtés, et semble avoir toujours vécu à cette époque avec lui. Forte de ses connaissances médicales modernes, elle tente d’améliorer la qualité de vie à Fraser’s Ridge, épaulée par sa fille. Cette dernière n’a pas vraiment le même état d’esprit que sa mère.

    A l’inverse de Claire, on ressent chez Brianna une véritable nostalgie pour son époque. Il y a aussi se mal-être depuis l’agression de Bonnet, la naissance de Jemmy… autant dire que Brianna n’a pas vraiment le choix. Pour son enfant, elle a dut accepter cette époque avec un temps de réflexion bien plus court que n’avait eut sa mère. Si Claire avait une « porte de sortie » grâce à Craig Na Dunn, Brianna peut aujourd’hui difficilement faire demi-tour sans risquer sa vie.

    Le couple qu’elle forme avec Roger se cherche, ils n’ont pas vraiment eut non plus le temps de se connaître véritablement… on sent qu’il va falloir du temps. Le « fantôme » de Stephen Bonnet est toujours entre eux, et Roger ne peut pas s’empêcher d’avoir des doutes sur sa paternité. Il doit aussi batailler contre ses remords, ses doutes, tout en essayant de s’affirmer dans le clan malgré une certaine tension qu’il y a toujours entre lui et son beau-père. Concernant le fait qu’il n’a pas sut défendre Brianna entre autre, mais aussi par rapport à Ian, dont ils n’ont plus aucune nouvelles. Un événement va pourtant venir bouleverser tout ça et réveiller à la fois les sentiments de Brianna, et le faire remonter dans l’estime de Jamie…

    Mise à part tout l’aspect historique dont je suis habituée maintenant avec Diana Gabaldon. - Etant une passionnée d’Histoire, je ne demande que ça – ce que j’ai trouvé intéressant c’est ce rappel qu’Outlander est aussi un roman dans lequel s’est glissé du fantastique. On croyait avoir laissé la possibilité des voyages dans le temps en Ecosse, et puis… cette capacité ne semble pas être l’apanage des Fraser. La rencontre avec d’autres voyageurs du temps va être plutôt brutale… et s’il y avait un autre moyen de rentrer au XXème siècle ?


    (Outlander) Tomes 5 et 6 : La croix de feu / Le temps des rêves


  • Commentaires

    1
    Mardi 19 Avril 2016 à 20:26

    Je me retrouve tout à fait dans ta chronique sur les points positifs comme sur les longueurs. C'est vrai que c'est un peu difficile de voir Jamie se battre aux côtés des Anglais quand on connaît son vécu mais il faut bien en passer par là pour conserver Fraser's Ridge.

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